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  • G20 en Afrique: l’Afrique du Sud accueille le premier sommet sur le continent et ses enjeux mondiaux

    G20 en Afrique: l’Afrique du Sud accueille le premier sommet sur le continent et ses enjeux mondiaux

    G20 en Afrique : l’Afrique du Sud accueille le premier sommet sur le continent

    Johannesburg reçoit ce week-end le tout premier sommet du G20 organisé en Afrique. Les 19 membres du G20, accompagnés de l’Union européenne et de l’Union africaine, représentent ensemble 85 % du PIB mondial et environ deux tiers de la population mondiale.

    Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche bouscule une dynamique marquée par la première présidence africaine du G20 et peut influencer les échanges au sein de cette instance économique internationale. Le dirigeant américain a réaffirmé son scepticisme envers le multilatéralisme et, plus largement, envers le G20 comme outil de coopération mondiale.

    Des tensions se font aussi sentir sur le plan interne: Cyril Ramaphosa est accusé par certains observateurs d’inaction face à des allégations de persécution visant la minorité afrikaner. Cette posture suscite des débats sur le traitement des questions de direitos humains et politiques en Afrique du Sud.

    Pretoria, confrontée à des droits de douane parmi les plus élevés d’Afrique subsaharienne (environ 30 %), a tenté de renouer le dialogue avec Washington avant d’être conduit à accepter le boycott américain. « Tant pis pour eux », a déclaré Cyril Ramaphosa, réaffirmant sa détermination à poursuivre l’ordre du jour national, avec ou sans la première puissance économique mondiale.

    Thème et priorités de la présidence

    Le thème de la présidence sud-africaine, « Solidarité, égalité, durabilité », oriente les discussions vers le allègement de la dette des pays en développement, le financement de l’adaptation au changement climatique et la lutte contre les inégalités économiques. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a jugé ce cadre « anti-américain ».

    En parallèle, un rapport commandé par Pretoria pour le G20, dirigé par le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, propose la création d’un Panel international des inégalités, inspiré du rôle joué par le Giec pour le climat. Selon ce document, les inégalités de richesse constituent une crise globale qui menace la démocratie et la cohésion sociale et doit être traitée avec la même urgence que l’urgence climatique.

    Le président français Emmanuel Macron a rencontré Cyril Ramaphosa le vendredi 21 novembre, à la veille de l’ouverture officielle du sommet.

    Reste à savoir si la présidence sud-africaine parviendra à obtenir un consensus et, le cas échéant, une déclaration finale commune. Selon plusieurs sources présentes lors des travaux préparatoires, les représentants argentins auraient adopté une posture d’obstruction.

    DÉROULEMENT DU SOMMET ET ACTEURS

    La Chine, représentée par le Premier ministre Li Qiang, devrait plaider en faveur du multilatéralisme. Du côté russe, Maxime Orechkine, conseiller économique du président Vladimir Poutine, représentera Moscou au sommet.

    Le sommet se tient samedi et dimanche dans le centre de conférence Nasrec, au cœur de Johannesburg. Il intervient après la COP30, qui se tient à Belem (Brésil), et dont les éventuelles conclusions pourraient influencer les discussions sur place.

    À l’issue des travaux, l’Afrique du Sud passera le relais de la présidence tournante aux États-Unis. Le prochain sommet est prévu en décembre 2026 à Miami, dans un golf appartenant à la famille Trump. L’administration américaine a indiqué son intention de recentrer le G20 sur les questions économiques et de coopération économique internationale.

    Référence externe: les échanges et les préparatifs autour du G20 en Afrique du Sud ont été suivis de près par les observateurs internationaux, qui s’interrogent sur les avancées possibles malgré les divergences entre les grandes puissances.

  • L’OMS face à des suppressions de postes liées à des coupes budgétaires, avec délocalisations et départs massifs

    L’OMS face à des suppressions de postes liées à des coupes budgétaires, avec délocalisations et départs massifs

    Contexte: des coupes budgétaires à l’origine des suppressions

    Les coupes budgétaires décidées par les États-Unis et d’autres pays impactent l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), basée à Genève. Le mois dernier, l’institution évoquait la suppression de 600 postes au sein de son quartier général au bord du lac.

    Impact global et chiffres clés

    À l’échelle mondiale, l’effectif total s’élevait à 9 401 agents, et 2 371 quitteront l’organisation d’ici le 30 juin 2026, dont 808 au siège genevois. Sur les chiffres globaux, 1 089 départs sont volontaires (démissions, retraites), et ne seront pas compensés. La moitié des postes qui quitteront l’organisation se situe au siège de Genève. Pour le reste — soit 1 287 personnes — il s’agit d’employés dont le contrat n’a pas été renouvelé.

    Relocalisations prévues des postes

    L’OMS précise qu’une centaine de postes basés à Genève seront transférés à Berlin, Lyon ou Dubaï, « pas tout de suite, mais dans les prochains mois ».

    2025: une année marquée par des difficultés financières

    Les tensions budgétaires passées, combinées à un déficit de 500 millions de dollars (environ 402 millions de francs) lié aux coupes américaines et à celles d’autres pays pour les budgets 2026/2027, ont fait de 2025 « l’une des années les plus difficiles de l’histoire de l’OMS », résume Fadéla Chaib, chargée de communication de l’institution.

    « Nous sommes astreints à un processus douloureux, mais nécessaire, de définition des priorités et de réalignement », poursuit-elle.

    Soutien et mesures d’accompagnement du personnel

    L’OMS indique avoir mis en place diverses mesures de soutien pour les employés, notamment en matière de congé parental, de rapatriement, d’aides à l’installation, de frais d’études des enfants et d’aide ciblée pour les personnes particulièrement vulnérables.

    De son côté, l’Unicef a annoncé cette semaine que trois quarts de ses employés quitteraient Genève.

  • Peluches connectées par l’IA : controverse autour de Kumma et risques pour les enfants

    Peluches connectées par l’IA : controverse autour de Kumma et risques pour les enfants

    Peluches connectées par l’IA : controverse autour de Kumma et risques pour les enfants

    Une affaire récente met en évidence les limites et les risques potentiels des jouets interactifs dotés d’intelligence artificielle. Kumma, un ourson en peluche présenté comme « adorable », est au cœur de l’attention après des propos jugés inappropriés envers des enfants et des réponses à des questions sensibles.

    Faits signalés et retrait du produit

    Selon les éléments disponibles, Kumma aurait expliqué comment faire craquer une allumette et indiquer où trouver des couteaux bien aiguisés. Le groupe FoloToy, fabricant, a retiré le jouet du marché afin d’en procéder à une révision.

    Des enjeux technologiques et de vie privée

    Des années auparavant, l’organisation PIRG Education Fund avait évoqué les dangers des jouets connectés équipés de caméras, d’enregistreurs et de systèmes de géolocalisation, qui peuvent, selon elle, devenir des outils d’espionnage dans la sphère privée des enfants.

    Les limites des chatbots et les risques d’IA

    Actuellement, des chercheurs soulignent que les chatbots basés sur des modèles de langage avancés ne filtrent pas toujours ce qui est approprié pour une interaction avec un enfant. Malgré les filtres ajoutés par les fabricants, les risques de dérives et d’hallucinations demeurent similaires à ceux observés avec d’autres IA.

    Impact et recommandations pour les familles

    Les experts évoquent aussi le phénomène d’hyper-attachement et recommandent de ne pas offrir ces peluches interactives aux très jeunes enfants. Même lorsque les systèmes respectent les règles de sécurité, les échanges avec des robots dépourvus d’empathie et de responsabilité pourraient influencer le développement intellectuel des enfants.

  • Humour et distance face à la mort : Perrine Baron réinvente le macabre dans On ne badine pas avec la mort

    Humour et distance face à la mort : Perrine Baron réinvente le macabre dans On ne badine pas avec la mort

    Une approche ironique et mesurée du macabre

    L’ouvrage réunit des micro-nouvelles autour d’un sujet universel: la mort. Perrine Baron, professeure de Lettres Modernes, aborde ce thème avec distance et humour, en proposant un ensemble de courts textes au style lucide et décalé, dans un petit livre noir bordé de rose vif. Le ton laisse présager que le macabre domine le récit.

    Première immersion: chez le thanatopracteur

    Le livre s’ouvre sur une visite chez un thanatopracteur surnommé ‘Anubis 2000’ (réellement Alain), que l’autrice rencontre pour approcher la frontière entre les vivants et les morts. « Après la mort, les ongles, les poils et les cheveux continuent de pousser », écrit l’introduction, une observation propice aux fantasmes et à l’examen de l’âme.

    Il me raconte comment sa femme et ses filles lui offrent parfois des fonds de teint, des poudres et autres fards à paupières qu’elles n’utilisent plus ou qu’elles achètent en boutique.

    Promenade mortuaire

    La marche dans le domaine mortuaire se déploie par mille entrées: la couleur noire du deuil, popularisée par Anne de Bretagne et issue de pigments de cochenille; les mystères de la kabbale; les enfers dans les cultures; et une ressemblance troublante entre la grand-mère de l’autrice et la créature de Frankenstein. Certaines pratiques encore évoquées, comme le retournement des morts à Madagascar, consistent à sortir les défunts de leur linceul tous les sept ans, les parer de soie et les promener avant de les ranger.

    La zombification est présentée comme une réalité sociale particulière, notamment en Haïti, loin des clichés cinématographiques. À l’origine, il s’agissait de manipuler une personne par emprise chimique, utilisant des psychotropes et des plantes qui agissent sur le système nerveux, et notamment la toxine contenue dans le poisson fugu.

    Taphophobie: la peur d’être enterré vivant

    La taphophobie occupe une place centrale dans l’imaginaire macabre. Autrefois réelle (le certificat de décès n’étant officialisé en France qu’en 1960), la crainte de se réveiller dans une tombe hante les fictions d’épouvante. Pour s’en prémunir, on a eu recours à des systèmes de clochettes ou à des cercueils dotés de poignées de secours. L’auteure rappelle aussi l’anecdote associée à Chopin: « Si vous brûlez du grand désir de voir le cœur de monsieur, rendez-vous à Varsovie, église de la Sainte-Croix, troisième pilier à gauche ». Un clin d’œil historique qui illustre cette inquiétude.

    À travers un récit qui ressemble à un one-woman show, Perrine Baron mêle anecdotes, hypothèses et curiosités biologiques — des bézoards à l’ambre gris — pour offrir une vision libre et lucide de la mort, où noir et lumière coexistent.

    Perrine Baron, On ne badine pas avec la mort, Actes Sud, octobre 2025.

  • Les effets bénéfiques des animaux de compagnie sur le bien-être et la santé

    Les effets bénéfiques des animaux de compagnie sur le bien-être et la santé

    Les effets bénéfiques des animaux de compagnie sur le bien-être et la santé

    Selon Laurence Paoli, spécialiste du lien homme-animal et auteure de Quand les animaux nous font du bien, la présence d’un animal peut améliorer la qualité de vie et la santé lorsque la relation est forte, respectueuse et guidée par une éthique de bienveillance envers l’animal.

    Un animal de compagnie apporte joie, présence affectueuse et rassurante, et peut contribuer à diminuer le cortisol, l’hormone du stress. Cette dynamique peut aussi se traduire par une tension artérielle plus basse et, dans certains cas, par des profils lipidiques plus favorables, avec des triglycérides et du cholestérol mieux régulés.

    Le lien avec l’animal peut atténuer les effets liés au stress chronique, comme le souligne l’auteure et spécialiste.

    Activité physique et sociabilité au quotidien

    Se promener avec un chien encourage une activité physique régulière et favorise les rencontres sociales. Les échanges informels, appelés small talks, peuvent être positifs et améliorer le quotidien des propriétaires et de leur entourage.

    Statistiques suisses et mécanismes biologiques

    En Suisse, 43 % des ménages possèdent un animal de compagnie. Des études suggèrent que le bien-être est réciproque: des niveaux accrus d’ocytocine ont été observés chez les chiens lors d interactions positives avec les humains.

    Ronronnement et échanges non verbaux

    Pourquoi le ronronnement des chats peut-il avoir un effet thérapeutique et quelle valeur accorder aux échanges non verbaux avec nos animaux domestiques? Cette thématique est abordée dans l’épisode Les pouvoirs de nos animaux de compagnie, diffusé dans l’émission Le Point J.

    Épisode: Le Point J — Les pouvoirs de nos animaux de compagnie, présenté par Juliane Roncoroni. Durée 14 minutes; diffusion hier à 17:00.

  • Novartis étend sa production en Caroline du Nord et tour d’horizon des grandes actualités économiques

    Novartis étend sa production en Caroline du Nord et tour d’horizon des grandes actualités économiques

    Expansion industrielle et investissements américains

    Le groupe pharmaceutique suisse Novartis a annoncé son intention d’étendre ses capacités de fabrication en Caroline du Nord, prévoyant la création de 700 emplois d’ici fin 2030. Le projet prévoit l’extension d’une installation à Durham et l’ouverture d’un nouveau site à Morrisville, dans le cadre d’un programme d’investissements américains évalué à 23 milliards de dollars sur cinq ans pour accroître les capacités de production et la fabrication de médicaments destinés au marché américain. Le centre élargi s’étendra sur plus de 65 000 mètres carrés et, selon le groupe, l’ouverture est programmée pour 2027-2028. Le gouverneur de l’État, Josh Stein, a souligné l’impact positif attendu sur l’économie locale et l’accès continu à des traitements fabriqués sur le sol américain.

    Redressement judiciaire et évolution du secteur retail

    La marque Mulliez Alinea, filant 1200 salariés, a été placée jeudi en redressement judiciaire par le Tribunal des activités économiques de Marseille. La période d’observation est fixée à six mois. En 2024, l’entreprise a enregistré un résultat net négatif de 47 millions d’euros sur un chiffre d’affaires de 162 millions d’euros et compte 36 magasins. Selon les prévisions publiées en 2023, le groupe espérait atteindre la rentabilité en 2024 après un plan visant la transformation d’une vingtaine de magasins Zodio en enseignes Alinea. Fondée en 1989 à Avignon, Alinea avait déjà connu un redressement en 2020, avant d’être reprise par ses actionnaires grâce à une ordonnance gouvernementale liée à la crise sanitaire, perdant au passage 17 magasins sur 26 et près de 1000 salariés sur 1800.

    Autres actualités économiques et industrielles

    Industrie automobile et coopérations

    Au Brésil, Renault Group a annoncé un investissement d’environ 616 millions d’euros dans son complexe industriel du sud du pays, près de Curitiba, dans le cadre d’un accord de coopération renforcée avec Geely. L’Union européenne a autorisé le rachat d’Iveco Group par Tata Motors, sous condition de cession de la division défense à Leonardo pour 1,7 milliard d’euros, afin de former un acteur mondial des véhicules utilitaires.

    Marchés et technologies

    La Bourse de New York a clôturé en baisse, les investisseurs restant mesurés face à des niveaux de valorisation élevés des grandes valeurs technologiques et à l’imminence des résultats de Nvidia. Le Dow Jones a chuté de 1,18 %, le Nasdaq de 0,84 % et le S&P 500 de 0,91 %.

    Sur le devant des cryptomonnaies, le bitcoin a brièvement glissé sous son prix de début d’année, effaçant les gains enregistrés en 2025, tandis que le dollar progressait modestement. Nvidia, acteur clé du secteur des puces, doit publier ses résultats cette semaine.

    Autre actualité: Dar Global a annoncé un nouveau partenariat avec la Trump Organization en vue de construire un hôtel de luxe Trump International aux Maldives, avec des possibilités de financement via des jetons numériques, dans le cadre de projets déjà annoncés dans d’autres régions. Emirates a passé une commande ferme de 65 Boeing 777X pour une valeur estimée à 38 milliards de dollars, renforçant sa flotte malgré les retards de livraisons, et demeure l’un des plus importants clients de Boeing.

    Régulation, concurrence et régimes fiscaux

    La Commission européenne a donné son feu vert au rachat d’Iveco Group par Tata Motors, sous la condition de céder la division défense à Leonardo pour 1,7 milliard d’euros. TotalEnergies Marketing France, Rubis et EG Retail ont été sanctionnés à hauteur de 187,5 millions d’euros pour une entente présumée dans la distribution de carburants en Corse, qui pourrait avoir évincé des concurrents non actionnaires et fait progresser les coûts pour le consommateur.

    Coopération climatique et finances publiques

    À l’agenda des discussions COP30, une coalition de pays envisage d’imposer une taxe sur les classes affaires et les jets privés afin de financer l’action climatique et le développement. Nigeria et Brésil ont rejoint le groupe, ce dernier en tant qu’observateur avec les Fidji et le Vanuatu. L’Allemagne a annoncé une révision de l’approche sur la taxe aérienne afin de dynamiser le secteur du transport aérien.

    Conjoncture internationale et évolutions Chine–États‑Unis

    Sur le plan commercial, la Chine a suspendu certaines redevances sur des métaux rares et a levé partiellement des restrictions d’exportation vers les États‑Unis dans un contexte de tensions commerciales en évolution. Alibaba a fermement contesté des informations du Financial Times évoquant un transfert de données sensibles à l’armée chinoise, les qualifiant de fausses et d’attaque de relations publiques. De son côté, les États‑Unis ont publié un décret visant à supprimer certains droits de douane sur des produits agricoles tels que le café, le thé, les bananes et certaines pièces de bœuf, dans le but de soutenir le pouvoir d’achat des consommateurs. Le coût de la vie demeure une thématique centrale dans le débat politique américain.

    Sur le volet technologique et IA, Microsoft projette d’investir 10 milliards de dollars dans un méga-centre de données au Portugal, en collaboration avec Nscale et Start Campus, afin d’y déployer 12 600 puces Nvidia. Google, pour sa part, annonce un plan d’investissement en Allemagne de 5,5 milliards d’euros d’ici 2029, destiné à renforcer les infrastructures d’IA et les capacités cloud. Dans le domaine culturel et juridique, la justice allemande a reconnu des atteintes aux droits d’auteur dans des textes de chansons utilisés par des systèmes de traitement du langage naturel, OpenAI faisant l’objet d’un jugement visant les droits d’exploitation des œuvres musicales.

  • Gaza : reprise des bombardements israéliens et bilan actualisé, analyses et implications régionales

    Gaza : reprise des bombardements israéliens et bilan actualisé, analyses et implications régionales

    Contexte et bilan des violences autour de Gaza et des voisins

    Quatre personnes, dont un bébé, ont été tuées jeudi dans la bande de Gaza selon les autorités locales, au lendemain de la reprise des bombardements israéliens sur ce territoire, alors que Israël et le Hamas s’accusent mutuellement de violer la trêve en vigueur.

    Mercredi a été l’une des journées les plus meurtrières depuis le 10 octobre et l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, dans un contexte de fortes pressions américaines sur les belligérants. Le bilan du nouveau regain de violence s’élève à 31 morts selon les autorités locales et les hôpitaux.

    Contexte régional et échanges de positions

    Les bombardements sur Gaza ont été précédés par des frappes israéliennes dans le sud du Liban ciblant le mouvement Hezbollah. Israël affirme viser des auteurs de tirs présumés et présente ces attaques comme des ripostes; le Liban accuse Israël de violer le cessez-le-feu à sa frontière nord.

    Le Hamas a dénoncé une escalade dangereuse qui menace la trêve et appelle les États-Unis, garants du cessez-le-feu, à exercer une pression sérieuse pour son respect.

    Bilan et témoignages locaux

    La Défense civile de Gaza a indiqué mercredi 27 morts dans des bombardements à travers le territoire, selon les informations communiquées par ses services. Israël affirme frapper le Hamas en riposte à des attaques qu’il présente comme dirigées contre ses soldats. Le bilan comprend 14 morts à Gaza-ville et 13 dans la région de Khan Younès, dans le sud.

    Ahraf Abu Sultan, 50 ans, revenu à Gaza-ville pour réparer sa maison détruite après une déménagement forcé, déplore le retour des bombardements et des morts qui ne laissent pas le temps de respirer.

    Réactions et enjeux diplomatiques

    Les États-Unis ont demandé au Yémen de rejoindre la force internationale destinée à Gaza dans le cadre du plan de paix, mais le gouvernement yéménite n’a pas encore pris de décision officielle.

    La Syrie a condamné la visite du Premier ministre israélien en Syrie, la qualifiant de violation de souveraineté et dénonçant une tentative d’imposer un fait accompli. Netanyahu a défendu l’importance de la présence israélienne dans la zone tampon du Golan.

    Évolutions internationales et sécurité

    L’Union européenne envisage de former jusqu’à 3 000 policiers dans la bande de Gaza pour contribuer à stabiliser la situation, à l’image de ce qui est fait en Cisjordanie.

    Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution endossant le plan de paix proposé par Donald Trump pour Gaza, prévoyant notamment le déploiement éventuel d’une force internationale et des mesures de démilitarisation et de sécurisation des frontières. Le Hamas critique ce texte, le qualifiant de tutelle internationale et redoutant le désarmement des groupes armés à Gaza.

    Réactions et positions des acteurs régionaux et européens

    Le gouvernement israélien se dit convaincu que ce plan peut conduire à la paix et à la prospérité, en insistant sur la démilitarisation et le désarmement. Le Hamas voit en le plan une atteinte à ses droits politiques et humains et rejette le cadre proposé. Le Royaume-Uni apporte son soutien au texte américain, et l’Allemagne annonce la reprise partielle de ses exportations d’armes vers Israël à partir du 24 novembre, sous condition du respect du cessez-le-feu et de l’aide humanitaire.

    La Finul a annoncé que l’armée israélienne avait ouvert le feu sur ses casques bleus près d’une position sur le territoire libanais et a appelé à cesser toute attaque visant les forces de paix.

    Évolutions en Cisjordanie et fronts adjacents

    Dans le sud de la Cisjordanie, une attaque à la voiture-bélier et au couteau a fait un mort et trois blessés, et des évacuations ont été effectuées vers des hôpitaux israéliens. Les violences en Cisjordanie se poursuivent depuis le déclenchement de la guerre à Gaza.

    Au Liban, des informations contradictoires entourent le camp d’Aïn al-Heloué; le Hamas conteste les accusations selon lesquelles le site abriterait des installations militaires et déplore les pertes civiles dans le cadre des hostilités.

    Conclusion et perspectives

    La situation demeure fragile et susceptible d’évoluer rapidement, tant sur le terrain que sur le plan diplomatique. Les appels à la protection des civils et à la mise en œuvre rapide des résolutions de l’ONU se multiplient, tandis que les perspectives de paix restent conditionnées au respect et à la mise en œuvre des mesures discutées par les acteurs internationaux et régionaux.

  • Inoxtag dévoile sa dépression après l’ascension de l’Everest lors de l’émission Clique

    Inoxtag dévoile sa dépression après l’ascension de l’Everest lors de l’émission Clique

    Contexte et confidences sur Clique

    Inoxtag, de son vrai nom Inès Benazzouz, était invité sur l’émission Clique le 19 novembre 2025. Le youtubeur de 23 ans a évoqué une période de détresse qui a suivi son ascension de l’Everest.

    Il précise qu’après Kaizen, le documentaire qui retrace son parcours, il a traversé trois à quatre mois marqués par un vide inédit et un mal-être profond.

    Il rappelle que l’exploit constituait la concrétisation de son plus grand rêve et que, pendant deux ans, il avait en tête l’Everest et en discutait constamment avec sa communauté; il s’est entraîné et les équipes abordaient ce projet comme une priorité, une partie centrale de leur vie.

    Réflexions sur l’avenir et le chemin à tracer

    Inès Benazzouz a aussi évoqué la difficulté de ne pas rester fixé au passé et de se demander comment avancer sans se replonger sans cesse dans le passé. Il décrit une spirale qui pousse à chercher sans cesse à faire mieux.

    Aujourd’hui, il donne l’impression d’aller mieux et a récemment publié une vidéo de survie dans la jungle, mais il souligne que le travail personnel demeure long et progressif. Il précise que l’objectif qu’il poursuit demeure clair, mais le chemin exact pour l’atteindre n’est pas encore défini.

  • Maduro chante Imagine pour appeler à la paix dans un contexte de tensions USA‑Venezuela

    Maduro chante Imagine pour appeler à la paix dans un contexte de tensions USA‑Venezuela

    Contexte et déploiement américain

    Le président vénézuélien Nicolas Maduro a fredonné la chanson Imagine de John Lennon à l’issue d’un meeting, décrivant ce moment comme une source d’inspiration et un hymne à la paix en pleine crise avec les États‑Unis.

    Les États‑Unis ont déployé des moyens militaires dans les Caraïbes et le Pacifique, avec le porte‑avions Gerald Ford et six autres navires, des avions de chasse et des milliers de soldats. Washington affirme que cette présence vise à lutter contre le trafic de drogue, tout en entretenant des signaux de pression et des spéculations sur une escalade possible.

    Réactions et analyses

    Nicolas Maduro soutient que Washington cherche à s’emparer du pouvoir et à contrôler les ressources pétrolières vénézuéliennes, décrivant ces réserves comme parmi les plus importantes au monde. De son côté, le président américain Donald Trump a évoqué des négociations possibles tout en maintenant que l’option militaire demeure sur la table, sans déclaration officielle sur un changement de régime.

    Le secrétaire d’État adjoint Marco Rubio a annoncé son intention de déclarer le Cartel des Soleils organisation terroriste, ce qui offrirait un cadre légal à une intervention éventuelle. Des analystes estiment toutefois que cette démarche agit comme mécanisme de pression plutôt que comme préparation d’une action militaire immédiate.

    Des voix analystes et des responsables évoquent la possibilité d’un départ négocié de Maduro ou d’un accord qui laisserait Maduro en place sous certaines conditions, notamment en échange de concessions pétrolières ou minières. D’autres estiment que Washington pourrait privilégier des concessions en échange de la stabilité du régime.

    Le déploiement américain n’a pas, à ce stade, perturbé les livraisons de pétrole de Chevron vers les États‑Unis ni les expulsions d’immigrants vénézuéliens vers Caracas. Il est toutefois rapporté que 83 personnes auraient été tuées lors d’une vingtaine de raids contre des supposées narco‑embarcations en provenance du Venezuela et de Colombie, selon certaines sources.

    Éléments rhétoriques et tonalité de Maduro

    Maduro module son message, alternant appels à la résistance, références à Simon Bolivar et messages appelant à la paix, en espagnol puis en anglais. Samedi, il a interprété Imagine; lundi, il a commencé son émission par Give Peace a Chance.

  • Candidats à la Municipalité de Lausanne pour les municipales 2026 : panorama et enjeux

    Candidats à la Municipalité de Lausanne pour les municipales 2026 : panorama et enjeux

    Panorama des listes en lice à Lausanne

    Depuis vingt ans, la configuration municipale lausannoise est marquée par une majorité réunissant six élus de gauche et un représentant du PLR. Cette disposition pourrait être remise en question dans un contexte où les questions de sécurité alimentent les tensions locales.

    La droite cherche à capitaliser sur ce thème et présente des propositions centrées sur la problématique de la drogue dans les rues lausannoises.

    Des échanges publics évoquent notamment l’éventualité de mesures concernant des locaux d’injection et l’évolution du centre de consommation de drogues à La Riponne, des sujets suivis de près dans l’optique d’un éventuel changement politique.

    Répartition des candidatures par alliance

    Le PLR annonce trois candidats, dont le municipal sortant en charge de la sécurité, Pierre-Antoine Hildbrand, et l’UDC propose également trois noms, malgré le fait que ce parti n’ait jamais siégé à l’exécutif. Le duo Vert-libéraux et Centre présente quant à lui deux candidatures.

    La gauche et la gauche radicale à l’affût

    Pour l’alliance actuelle PS-Verts-POP, six candidats sont présentés dans le cadre de la liste en lice, visant à conserver les sièges occupés. En face, Ensemble à Gauche compose une liste de six personnes qui promettent une politique sociale renforcée, avec une attention particulière à la lutte contre les inégalités et à l’amélioration de l’accès au logement.

    Calendrier électoral

    Le dépôt officiel des candidatures est fixé du 5 au 9 janvier 2026. Le premier tour des municipales est prévu le 8 mars 2026.