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  • Collision frontale à Puidoux: une conductrice décédée et un autre conducteur transporté au CHUV

    Collision frontale à Puidoux: une conductrice décédée et un autre conducteur transporté au CHUV

    Collision frontale à Puidoux : bilan et contexte

    Jeudi matin, peu avant 8h, un grave accident s’est produit à la sortie de Puidoux (VD). Selon un lecteur, deux voitures ont quitté la chaussée et se sont retrouvées sur le toit dans un champ.

    Selon la police cantonale, dans des circonstances que l’enquête devra déterminer, une violente collision frontale s’est produite entre les deux véhicules dans une courbe à droite en direction de Moudon.

    Malgré l’intervention rapide des secours, la conductrice d’une des voitures impliquées est décédée sur place. Il s’agit d’une Suissesse âgée de 44 ans, domiciliée dans le canton de Fribourg.

    L’autre conducteur, un ressortissant du Kosovo âgé de 33 ans et domicilié dans le canton de Vaud, a été transporté au CHUV. Ses jours ne sont pas en danger.

    Fermeture et constat

    La route principale a été fermée afin de permettre le constat des autorités.

  • Recours des ONG contre les barrages en Suisse : un compromis limitant le rôle du Tribunal fédéral

    Recours des ONG contre les barrages en Suisse : un compromis limitant le rôle du Tribunal fédéral

    Au départ, le Conseil des États envisageait d’interdire tout recours des ONG contre les seize barrages envisagés en Suisse, une option jugée trop radicale et rejetée ensuite par le Conseil national qui souhaitait néanmoins préserver des voies de recours, sous condition que trois associations se regroupent pour agir.

    Les deux Chambres sont restées accrochées à leur position pendant des mois, sans que l’un ou l’autre fasse le pas décisif nécessaire. Le dossier a finalement été soumis à la Conférence de conciliation, réunissant treize élus de chaque Conseil afin de chercher un compromis.

    Le compromis issu des discussions

    Les discussions ont porté leurs fruits: la solution retenue prévoit que les ONG puissent encore former des recours, mais sans exiger trois associations et uniquement jusqu’au Tribunal cantonal. Le Tribunal fédéral n’aurait plus compétence dans ce cadre.

    L’objectif affiché est double: accélérer la construction des barrages, comme le souhaite le Conseil des États, tout en préservant des droits d’action pour les ONG, comme souhaité par le National.

    Un cadre entouré d’incertitudes

    Plusieurs étapes restent à franchir. La semaine prochaine, le Parlement doit valider le texte afin d’éviter le statu quo, qui plongerait le processus dans l’imprévisibilité, alors que les deux Chambres visent à réduire les droits de recours des ONG mais diffèrent sur la méthode.

    Même en cas d adoption, le recours au référendum demeure possible. Le peuple serait appelé à se prononcer dans plusieurs mois, ce qui crée un paradoxe pour un projet destiné à accélérer les procédures.

    Romain Carrupt/fgn

  • Trump lance une double pique voilée contre le prince Harry lors du banquet royal

    Contexte et déroulé du banquet

    Lors du banquet somptueux organisé par le roi Charles III, Donald Trump a pris la parole pour mettre en avant le « lien spécial » entre les États-Unis et le Royaume-Uni, évoquant leur histoire commune et leurs valeurs partagées.

    Le président américain a ensuite fait l’éloge de la famille royale, qualifiant le monarque d’« homme remarquable, fort et noble » et saluant la princesse Kate, décrite comme « radieuse, en bonne santé et si belle ».

    Une référence au prince William

    S’adressant au roi, Trump a aussi exprimé son admiration pour le prince de Galles: « Sa Majesté a élevé un fils remarquable en la personne de Son Altesse Royale, le prince de Galles. C’est vraiment formidable. Nous avons appris à vous connaître et je pense que vous allez rencontrer un succès incroyable à l’avenir », a-t-il déclaré.

    Une piste voilée sur le prince Harry

    En revanche, le discours semble ne pas contenir de référence directe au second fils de Charles III, le prince Harry, dont les liens avec la famille royale restent moins cordiaux. Trump a toutefois lancé une seconde critique voilée en déclarant que le monarque avait aidé les vétérans blessés « comme personne ».

    Le contexte lié à la cause des Invictus Games

    La cause des anciens militaires handicapés ou malades est particulièrement chère au cœur du prince Harry, fondateur des Invictus Games en 2014. Cette dimension du sujet vient entourer les échanges sur le roi et la couronne.

    Historique et rapports publics

    Les relations entre Donald Trump et le prince Harry n’ont jamais été chaleureuses. Ils ne se seraient jamais rencontrés en dehors du banquet royal de 2019, au cours duquel le duc de Sussex serait resté à distance.

    Dans une interview accordée à Piers Morgan en 2022, Trump avait déclaré que Harry « se faisait dominer » par Meghan Markle, selon ses propos. Des spéculations avaient également circulé au sujet d’une éventuelle expulsion d’Harry des États-Unis, évoquée à propos d’une prétendue fraude dans sa demande de visa.

  • Maturité gymnasiale à Genève : nouvelles orientations, ateliers transversaux et options révisées

    Maturité gymnasiale à Genève : nouvelles orientations, ateliers transversaux et options révisées

    Réforme de la maturité gymnasiale à Genève

    Le canton de Genève prévoit une refonte de la maturité gymnasiale, avec une mise en œuvre dès la rentrée 2027 dans le cadre de la réforme fédérale finalisée en 2023. Selon Anne Hiltpold, cheffe de l’instruction publique et conseillère d’État, les axes principaux ont été présentés dans Le Temps.

    Les disciplines économie, droit et informatique deviennent des axes fondamentaux, ce qui entraîne une augmentation du volume horaire dans ces domaines.

    Ateliers transversaux et compétences citoyennes

    Des ateliers transversaux sont prévus pour aborder des thèmes tels que la citoyenneté, la durabilité, l’IA, l’addiction aux écrans et la prise de parole en public. L’objectif est de traiter de grands sujets de société tout en développant la capacité des jeunes à débattre.

    Réduction et réorganisation des options

    Pour simplifier le système, le nombre d’options spécifiques passe de onze à huit. Les élèves pourront choisir parmi les combinaisons suivantes: biologie-chimie, économie-droit, informatique-physique, arts plastiques-histoires de l’art, musique-histoire de la musique, espagnol-culture hispanique, latin-culture antique, et grec-culture antique.

  • Crash d’une Tesla près de Villigst en Allemagne : un homme de 43 ans et deux enfants décèdent dans l’incendie

    Crash d’une Tesla près de Villigst en Allemagne : un homme de 43 ans et deux enfants décèdent dans l’incendie

    Crash d’une Tesla près de Villigst en Allemagne : un adulte et deux enfants décèdent dans l’incendie

    Un drame routier s’est produit sur la route reliant Schwerte à Villigst, à l’ouest de l’Allemagne, dimanche après-midi. Un homme de 43 ans et deux enfants âgés de 9 ans ont perdu la vie lorsque leur Tesla a quitté la chaussée lors d’un dépassement, a percuté un arbre et pris feu.

    Selon les secours et la police, trois véhicules auraient été impliqués. Le véhicule électrique aurait tenté de dépasser une file et aurait, pour une raison encore inconnue, quitté la route avant de s’immobiliser contre un arbre et de s’enflammer, entraînant le décès de trois personnes dont deux enfants et un adulte.

    Un riverain a tenté d’ouvrir les portières pour libérer les occupants, sans réussite. L’ADAC précise que les poignées de porte rétractables des modèles Tesla se déploient électriquement et que, si l’alimentation est coupée après un accident, l’ouverture des portes par l’extérieur peut s’avérer difficile.

    Le chef des pompiers a confirmé que deux personnes ont pu sortir d’elles-mêmes de la voiture en feu. Un enfant blessé a été transporté par hélicoptère vers une clinique pédiatrique. Les occupants des deux autres véhicules impliqués ont reçu des soins sur place; ces véhicules ont été endommagés mais pas détruits.

    La Tesla a été entièrement détruite par l’incendie et a dû être éteinte à plusieurs reprises, l’incendie se déclarant à nouveau par moments. Les équipes d’intervention ont reçu un soutien psychologique.

    Éléments contextuels et précisions

    En avril 2024, une Américaine avait été enfermée pendant près de 40 minutes lors d’une mise à jour de son véhicule. Cette information est mentionnée à titre contextuel et n’est pas directement liée à l’accident de Villigst.

  • Difficultés financières de Meyer Burger : un fabricant de panneaux solaires en crise

    Difficultés financières de Meyer Burger : un fabricant de panneaux solaires en crise

    Une tentative de redressement infructueuse menaçant la survie de l’entreprise

    Depuis plusieurs mois, Meyer Burger, un acteur reconnu dans le secteur des technologies solaires, s’efforçait de dénicher un investisseur capable de soutenir la totalité de ses activités. Cependant, cette recherche n’a pas abouti, et l’entreprise semble désormais confrontée à une situation financière critique, pouvant mener à une procédure de faillite.

    Les conséquences sociales sont significatives : en Allemagne, 600 salariés ont été licenciés, tandis qu’aux États-Unis, 300 employés ont perdu leur emploi. En Suisse, où l’entreprise comptait encore 45 collaborateurs, presque tous ont été impactés par ces restructurations.

    Pour en savoir plus : Meyer Burger désormais abandonnée par son principal client, ce qui aggrave ses difficultés financières

    Une stratégie ambitieuse devenue risquée

    Un passage d’un secteur à un autre

    Originairement spécialisée dans la fabrication de couteaux en silicium destinés à la découpe de cellules photovoltaïques, Meyer Burger avait ensuite décidé de se lancer dans la production de panneaux solaires, en misant sur une présence forte en Europe et aux États-Unis.

    Un soutien politique et financier insuffisant

    Lors d’une interview en 2022, la société soulignait l’importance de soutenir une filière photovoltaïque locale en Europe. Pourtant, aucun accompagnement concret n’a semble-t-il été apporté. Par ailleurs, l’entreprise avait également investi dans l’expansion aux États-Unis, bénéficiant initialement de l’appui du gouvernement Biden. Cependant, avec le changement d’administration sous Trump, ces perspectives se sont assombries.

    Actuellement, des liquidations financières sont en cours, atteignant près de 30 millions de dollars aux États-Unis. De plus, le titre Meyer Burger Technology a été radié de la bourse suisse au début du mois, accentuant la gravité de la situation financière de l’entreprise.

    Les analyses d’experts sur la crise de Meyer Burger

    Les explications de Clémence Vonlanthen

    Lors de l’émission 19h30, Clémence Vonlanthen a commenté cette chute, tentant d’éclairer les causes profondes des difficultés rencontrées par Meyer Burger. Elle explique que la société a été confrontée à plusieurs obstacles, notamment le contexte politique et économique, qui ont compromis ses ambitions de croissance.

  • Rebecca Ruiz, conseillère d’État vaudoise, bientôt de retour en fonctions après ses problèmes de santé

    Rebecca Ruiz, conseillère d’État vaudoise, bientôt de retour en fonctions après ses problèmes de santé

    Une reprise progressive pour la conseillère d’État Rebecca Ruiz suite à des problèmes de santé

    Après plusieurs épisodes d’évanouissements survenus en juillet, Rebecca Ruiz, membre du gouvernement vaudois, se prépare à reprendre ses responsabilités à partir du 23 septembre. L’élue, âgée de 43 ans, a été hospitalisée durant l’été pour des examens médicaux dont les résultats ont orienté le diagnostic, tout en nécessitant une surveillance continue.

    Les résultats des investigations médicales et la gestion durant son absence

    Les premières analyses effectuées lors de l’hospitalisation n’ont pas permis de déterminer précisément la cause des pertes de connaissance. Toutefois, elles ont révélé des marqueurs tumoraux anormalement élevés, ce qui a conduit à des examens complémentaires. Ces investigations ont permis d’écarter toute maladie grave, mais ont mis en évidence une dysautonomie, une affection pouvant entraîner des fluctuations de la tension artérielle et des malaises. Par ailleurs, une pathologie gynécologique a été identifiée, nécessitant une surveillance régulière.

    Le Conseil d’État vaudois précise que, suite à ces résultats, Rebecca Ruiz pourra reprendre ses activités avec des aménagements d’agenda, notamment lors des premières semaines, afin de gérer au mieux son état de santé. La direction du département a été assurée par ses collègues Frédéric Borloz, pour les secteurs de la Santé et du CHUV, ainsi que Vassilis Venizelos, pour la Cohésion sociale, durant cette période d’absence. La conseillère d’État a exprimé sa gratitude envers ses collègues pour leur engagement.

    Origines et parcours politique de Rebecca Ruiz

    Élue au Conseil d’État vaudois en 2019 lors d’une élection complémentaire, Rebecca Ruiz a succédé à Pierre-Yves Maillard. Son parcours politique inclut également des mandats au sein du Grand Conseil et du Conseil communal de Lausanne. Sa carrière a été marquée par une forte implication durant la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, ainsi que dans la gestion de plusieurs défis dans le domaine hospitalier, notamment au CHUV et à l’Hôpital Riviera Chablais.

    Contexte actuel et enjeux dans le secteur de la santé dans le canton de Vaud

    Plus récemment, Rebecca Ruiz a été au cœur de l’actualité lors de l’annonce de coupes budgétaires envisagées par le Conseil d’État dans divers établissements hospitaliers régionaux, notamment aux Pôles santé de La Vallée de Joux et du Pays-d’Enhaut. Ces initiatives suscitent un débat quant à l’équilibre entre saturation du système de santé et contraintes financières.

    Pour en savoir plus : Le Canton de Vaud prêt à réduire ses coupes dans le secteur de la santé

  • Taxe Zucman : une initiative controversée pour l’équité fiscale en France

    Taxe Zucman : une initiative controversée pour l’équité fiscale en France

    Présentation de la taxe Zucman : un impôt inédit destiné aux ultra-riches

    La taxe Zucman, nommée d’après l’économiste Gabriel Zucman, représente une proposition visant à instaurer un impôt plancher sur les contribuables figures parmi les plus fortunés en France. Elle cible spécifiquement les 0,01% des contribuables détenant plus de 100 millions d’euros de patrimoine, en leur imposant au minimum 2% de leur fortune en impôt annuel.

    Objectifs et principes de la taxe Zucman

    Ce dispositif cherche à corriger certaines inégalités fiscales en s’assurant que les individus disposant des patrimoines les plus importants contribuent proportionnellement plus aux finances publiques. La mesure se fonde sur l’observation que les ultra-riches ont tendance à réduire leur assiette fiscale grâce à divers mécanismes d’optimisation, notamment en transformant leurs revenus en patrimoine professionnel.

    Réactions et contestations autour de la proposition

    Plusieurs voix, notamment issues du secteur entrepreneurial et politique, ont exprimé leur scepticisme face à cette initiative. Nicolas Dufourcq, à la tête de Bpifrance, a critiqué la taxe en la qualifiant de “truc absurde” et d’« histoire de jalousie à la française ». Il a souligné que cette taxation pourrait provoquer une inquiétude légitime chez les entrepreneurs, qui voient leur patrimoine souvent représenté sous forme d’actions ou d’investissements dans leurs entreprises.

    Selon lui, le passage à une taxation annuelle de 2% sur la totalité du patrimoine pourrait entraîner une dilution significative des capitaux détenus par des acteurs majeurs du marché, comme le capital de sociétés telles que LVMH ou Kering. M. Dufourcq a également évoqué la complexité de la gestion de ces patrimoines sous forme de papier financier, qu’il aurait à gérer en tant que représentant de la Bpifrance, ajoutant que cette proposition pourrait être perçue comme une démarche “communiste” ou excessive.

    Les enjeux et arguments autour de la taxe Zucman

    Proposée dans le but de renforcer l’équité fiscale, la taxe Zucman vise à limiter l’écart entre la fiscalité des plus riches et celle des classes moyennes, souvent moins optimisées fiscalement. Selon ses défenseurs, le prélèvement pourrait financer une partie importante des dépenses sociales, comme la couverture de l’assurance-maladie, en redistribuant une partie de la richesse accumulée par les ultra-riches.

    Gabriel Zucman, pour sa part, souligne que cette initiative pourrait faire obstacle à certaines stratégies d’optimisation et encourager une taxation plus juste. Elle concerne environ 1 800 foyers fiscaux en France, selon ses promoteurs, et suscite toutefois des critiques vives, notamment de la part des acteurs économiques et politiques opposés à toute mesure perçue comme une atteinte à la propriété ou à la liberté des entreprises.

    Une controverse aux origines multiples

    Les opposants estiment que la proposition risquerait de détériorer l’image du pays auprès des investisseurs ou entrepreneurs étrangers. Certains voient cette mesure comme une forme de populisme fiscal ou une tentative de diviser la société en alimentant la jalousie à l’encontre des riches. Nicolas Dufourcq considère quant à lui que cette démarche pourrait alimenter une polémique inutile, et évoque la réalité des fortunes françaises issues de milieux modestes qui ont réussi à bâtir leur patrimoine.

    Que pense-t-on réellement de la taxation des ultra-riches pour financer les services publics en France ? La question reste ouverte, avec des arguments à la fois en faveur d’une plus grande justice fiscale et en défaveur d’un nivellement perçu comme excessif ou peu pratique à mettre en œuvre.

  • Augmentation des interventions en protection de l’enfant et de l’adulte en 2024 : une tendance confirmée

    Augmentation des interventions en protection de l’enfant et de l’adulte en 2024 : une tendance confirmée

    Une hausse notable des mesures de protection en 2024

    Selon un communiqué publié mercredi par la Conférence en matière de protection des mineurs et des adultes (COPMA), les données récentes montrent une augmentation générale du nombre de cas traités par les autorités compétentes. Cette tendance à la hausse, observée ces dernières années, se confirme en 2024, avec deux tiers des mesures relatives aux adultes et un tiers aux enfants.

    Les mesures de protection des enfants : focus sur la curatelle de surveillance

    Concernant la population enfantine, la mesure la plus couramment appliquée reste la curatelle de surveillance du droit de visite. Cette procédure, représentant 43 % des interventions, vise principalement à favoriser la médiation entre parents en conflit et à assurer la continuité des contacts entre l’enfant et ses deux parents.

    Variations régionales et tendances observées

    Certains cantons, tels que le Jura, le Tessin, le Valais ou Vaud, ont enregistré une hausse significative, dépassant même les 10 %, du nombre de mesures de protection des enfants. La secrétaire générale de la COPMA, Diana Wider, souligne que cette augmentation surprend, bien que dans la région romande, les interventions tendent généralement à être plus nombreuses que dans les cantons alémaniques.

    Recul dans certains territoires et diversification des approches

    À l’inverse, treize cantons, ce qui représente la moitié des régions du pays, ont enregistré une baisse du nombre de mesures de protection pour les enfants. Diana Wider avance que cette tendance pourrait s’expliquer par l’introduction de solutions de soutien volontaire. Par exemple, dans le contexte des divorces, la mise en place d’une curatelle de surveillance n’est pas toujours jugée nécessaire, une médiation étant privilégiée.

    Grâce à cette approche, la ville de Berne a réussi à réduire de moitié le nombre de nouvelles curatelles, illustrant un changement de méthode encourageant.

    Les modalités d’intervention des autorités

    Il est important de noter que l’Agence pour la protection des enfants et des adultes (APEA) n’intervient que rarement de sa propre initiative. La majorité des signalements proviennent de la police ou des parents pour les enfants, tandis que, pour les adultes, ce sont principalement leurs proches (24 %). Dans 22 % des cas, c’est la personne concernée elle-même qui sollicite une aide.

    Ces chiffres confirment une évolution des pratiques, avec une diversification des stratégies de protection, dans un contexte où la prise en charge reste strictement encadrée par la législation en vigueur.

  • Daniel Favre : Plaidoyer pour un rôle accru des familles et une police en dernier recours face aux jeunes

    Daniel Favre : Plaidoyer pour un rôle accru des familles et une police en dernier recours face aux jeunes

    Une longue carrière au service de la prévention de la criminalité à Neuchâtel

    Très connu dans le canton de Neuchâtel, Daniel Favre, surnommé « le pasteur » par ses collègues de la police cantonale, a consacré près de 40 ans à la sécurité publique. Responsable de la prévention de la criminalité, il a passé ces années à intervenir dans les écoles et dans les quartiers afin d’établir un dialogue avec la jeunesse.

    Un appel à la responsabilisation des parents

    Avant sa retraite prévue en octobre, Daniel Favre adresse un message clair : il considère que la responsabilité principale revient aux familles. Selon lui, la police devrait intervenir en dernier ressort si un cadre familial solide avait été instauré dès le départ, évitant ainsi des situations où l’intervention policière devient inévitable.

    Les récents troubles à Lausanne : un constat de déclin du rôle parental

    Au micro de La Matinale, le policier exprime sa tristesse à l’égard des émeutes qui ont récemment secoué Lausanne, où des jeunes en colère ont incendié des poubelles et exprimé leur défiance envers la police. Il estime que ces événements auraient pu être évités si les parents avaient occupé pleinement leur rôle dans l’éducation et la surveillance de leurs enfants.

    Une perception d’une génération de jeunes « quasi invisibles »

    Il déplore que l’attitude des jeunes envers les adultes, notamment dans les espaces publics, ait changé. « Allez dans un magasin et observe comment les enfants s’adressent à leurs parents », note-t-il. Pour lui, c’est souvent lorsque les situations deviennent ingérables que les parents interviennent, mais il serait préférable d’instaurer un cadre strict en amont, ce qui limiterait l’intervention policière à un dernier recours.

    Les enjeux des réseaux sociaux et leur influence sur la jeunesse

    Favre insiste également sur le rôle néfaste des réseaux sociaux, où la surenchère et le mimétisme favorisent des comportements impulsifs. Selon lui, la répétition de certains comportements violents, observés dans d’autres pays comme la France, peut donner aux jeunes une fausse impression d’impunité. Il rappelle que la police ne représente que la partie visible de l’iceberg : les conséquences administratives et civiles peuvent s’avérer bien plus lourdes pour les jeunes, notamment sous forme de dettes ou de difficultés administratives à l’avenir.

    Les coûts réels des incivilités et des fausses alertes

    Il mentionne aussi l’impact des fausses alertes à la bombe, souvent déclenchées par des jeunes, avec des conséquences financières importantes pour leurs familles. De même, un simple accident comme un scooter maquillé peut entraîner des charges coûteuses en assurance, illustrant l’importance de la responsabilité individuelle.

    La confiance dans la police : entre reconnaissance et défis

    Dans un contexte où certains dénoncent un racisme systémique, Daniel Favre insiste sur le fait que, dans sa pratique, la majorité des policiers réalise un travail remarquable. Il reconnaît l’existence de quelques dérapages, mais souligne que 99 % des agents de la force publique agissent avec professionnalisme. Cependant, quelques comportements inadaptés, relayés sur les réseaux sociaux, peuvent gravement entacher leur réputation et la confiance publique.

    Construire des liens avec la jeunesse pour prévenir la délinquance

    Le policier évoque sa stratégie d’approche : développer la proximité en multipliant les rencontres avec les jeunes, en utilisant le tutoiement et en nouant des relations de confiance. Il se considère comme un éducateur urbain, conciliant autorité et proximité, afin d’éviter que les jeunes ne se détournent du bon chemin.

    Pour lui, créer du lien permet de prévenir les tensions et d’établir une relation de respect mutuel, essentielle pour la prévention de la criminalité. Sa philosophie consiste à « se mettre à la portée » des jeunes, sans jamais renier son rôle d’autorité.

    Une fin de carrière placée sous le signe du dialogue et de la prévention

    Avant de tirer sa révérence, Daniel Favre souligne l’importance de renforcer le rôle des familles dans l’éducation, en complément de l’action policière. Sa conviction : une société où la prévention et la responsabilisation familiale priment pourrait réduire significativement les comportements problématiques chez les jeunes.

    Propos recueillis par Pietro Bugnon