Category: Spectacles

  • Les vaches suisses : histoire, races et économie dans l’ouvrage d’Olivier May

    Les vaches suisses : histoire, races et économie dans l’ouvrage d’Olivier May

    Les vaches constituent l’une des figures centrales de l’agriculture suisse et servent de fil conducteur à l’ouvrage d’Olivier May, intitulé Les vaches, une passion helvétique. Cet essai visuel et historique est richement illustré de photographies et d’archives et propose d’examiner la vache sous plusieurs angles: histoire, races phares, symbolique, place dans l’économie et dans l’imaginaire collectif.

    Des paysages variés et une présence omniprésente

    Des pâturages de Gruyère et d’Emmental jusqu’aux mayens valaisans, en passant par les prairies jurassiennes et les élevages du plateau alémanique ou de la campagne genevoise, l’ouvrage invite à découvrir la vache au cœur de la Suisse et rappelle son rôle central dans l’imaginaire national.

    Dans son analyse, May retrace l’origine et le rayonnement de la vache suisse, en explorant les races et les usages qui forment l’image actuelle de l’animal.

    Origine, installation et dispersion

    Selon l’auteur, les traces les plus anciennes de présence bovine en Suisse remontent à environ 7000 ans, lorsque des populations originaires du nord de l’Italie ont franchi les Alpes valaisannes pour s’établir autour de Sion, vraisemblablement en passant par le col Collon.

    Le livre détaille l’arrivée et l’installation des bovins dans les différentes régions helvétiques, en montrant comment les échanges et les voies de passage ont façonné la répartition actuelle.

    Races et diversité bovine en Suisse

    Olivier May décrit neuf races présentes sur le territoire et mentionne trois cousines. Sont notamment évoquées la vache d’Hérens, robuste et fière, célèbre des combats de reines — ainsi que la Simmental, la Fribourgeoise et l’exotique Highland.

    Fromage, transport et innovations techniques

    L’ouvrage explique comment les innovations liées au transport et au stockage ont accompagné l’évolution des fromages suisses, passant des pâtes molles vers des fromages à pâte dure, plus adaptés à la mobilité et à la conservation.

    La vache au cœur des traditions et du vocabulaire

    Au-delà du lait, le bovin est lié à de nombreuses traditions suisses: yodel, cor des Alpes, désalpe et transhumance font partie du patrimoine vivant et nourrissent un vocabulaire et des représentations artistiques qui traversent les siècles).

    Économie, éthique et regards critiques

    Le livre rappelle que la vache a été à l’origine une valeur d’échange et est devenue, au fil du temps, un vecteur d’imaginaire et de marketing autour du lait et des produits laitiers, tout en soulevant des questions éthiques liées à l’élevage et à la consommation de viande bovine.

    Notes et entretiens

    Propos recueillis pour l’ouvrage et présentations associées: Olivier May a été invité dans l’émission Tribu le 8 octobre et des extraits du 12h30 du 6 octobre 2025 accompagnent la présentation. Editions Favre publie l’ouvrage en août 2025, complété par une adaptation web réalisée par ld.

    Défis sanitaires et transfrontaliers

    Le texte évoque aussi des contraintes sanitaires: une dermatose est citée comme compliquant le retour des vaches suisses qui avaient pâturé en France voisine.

    Adaptation web: ld

  • Julien Doquin de Saint Preux dévoile ses doutes dans un seul en scène drôle et
mélancolique

    Julien Doquin de Saint Preux dévoile ses doutes dans un seul en scène drôle et mélancolique

    Vitello tonnato ou osso bucco? Dans “Tergiversations d’un homme au ventre vide”,
    Julien Doquin de Saint Preux énumère les milliers de choix auxquels nous sommes
    confrontés chaque jour. Que manger? Que faire? Comment aimer? Que souhaite-t-on
    vraiment à quarante ans? Mis en scène en novembre 2024 au Théâtre Boulimie à
    Lausanne, “Tergiversations d’un homme au ventre vide” revient en Suisse romande
    pour plusieurs dates à partir du 4 octobre 2025, et en 2026.

    Quand Julien Doquin de Saint Preux s’est mis à écrire les premières lignes, il
    ne pensait pas en faire un spectacle: “Pour moi, c’était des petits bouts de
    textes que j’allais pouvoir jouer dans des Comedy Club. Et puis au fur et à
    mesure, on a vu qu’il y avait
    un thème récurrent qui était le doute permanent”, confie l’humoriste dans
    l’émission Vertigo du 29 septembre.

    “Parallèlement, dans ma vie privée, il y a une question qui m’a été posée et qui
    fait que je n’ai jamais autant douté, c’est celle de mon amoureuse qui me
    demandait si on devait avoir ou pas un enfant. Et donc là, avec Frédéric, on
    s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire autour de ce thème”, ajoute
    l’humoriste.

    >> A VOIR AUSSI, LE SUJET DU 19H30 CONSACRÉ AU PREMIER SPECTACLE SOLO DE JULIEN
    DOQUIN DE SAINT PREUX :

    L’humoriste Julien Doquin de Saint Preux navigue entre les univers dans son
    premier spectacle seul en scène au théâtre Boulimie à Lausanne

    L’humoriste Julien Doquin de Saint Preux navigue entre les univers dans son
    premier spectacle seul en scène au théâtre Boulimie à Lausanne / 19h30 / 2 min.
    / le 11 novembre 2024

    ELOGE DE LA DIGRESSION

    Interrogé sur sa manière d’écrire pour la radio ou la scène, Julien Doquin de
    Saint Preux rétorque que si l’exercice est le même, l’intention est différente:
    “Quand j’écris une blague pour la radio, ce qui va être drôle c’est que ça
    résonne avec l’actualité. Quand on fait un spectacle, il faut que ce soit vrai
    et sincère, que ça parte de quelque chose que j’ai vécu ou que je suis en train
    de vivre”.

    “Tergiversations d’un homme au ventre vide” comporte donc une large part
    autobiographique, même si les doutes et les interrogations du comédien résonnent
    de manière universelle. Une des autres forces du spectacle est l’aptitude de
    Julien Doquin de Saint Preux à digresser: “Si on part sur un thème et qu’une
    heure après on est toujours dessus, c’est qu’on s’est un peu ennuyé pendant une
    discussion. Non, ce qui est cool, c’est quand il y a un mot qui nous fait
    rebondir sur une anecdote, qui nous fait ensuite rebondir sur autre chose. C’est
    ça qui est intéressant quand on échange”.

    Propos recueillis par Pierre Philippe Cadert

    Adaptation web: Sarah Clément

    Julien Doquin de Saint Preux, “Tergiversations d’un homme au ventre vide”,
    Lʹazimut, Estavayer-le-Lac, le 4 octobre 2025; Grange Delux, Le Locle, le 24
    octobre 2025; La julienne, Plan-les-Ouates, du 14 au 16 novembre 2025; Nouveau
    Monde, Fribourg, le 20 février 2026; Théâtre de l’Octogone, Pully, le 5 mars
    2026; Hameau-Z-Arts, Payerne, le 27 mars 2026.