Category: Monde

  • Hamas remettra une dépouille dans le cadre d’un échange de prisonniers; l’UE prépare une aide et des mesures de sécurité pour Gaza

    Hamas remettra une dépouille dans le cadre d’un échange de prisonniers; l’UE prépare une aide et des mesures de sécurité pour Gaza

    Annonce du Hamas et cadre de l’échange

    La branche armée des Brigades Ezzedine al‑Qassam a indiqué, vendredi, qu’elle remettrait dans la soirée le corps d’un otage israélien dans le cadre de l’accord d’échange de prisonniers négocié sous l’égide des États‑Unis. Selon le message diffusé, la dépouille serait remise à 23h00, heure de Gaza (22h00 à Berne), et proviendrait d’un otage retrouvé dans la bande de Gaza.

    Échéances et cadre du cessez‑le‑feu

    Le cadre de l’accord prévoyait la remise de tous les otages encore détenus à Gaza, vivants et morts, au plus tard le 13 octobre à 09h00 GMT (11h00 à Berne). Le texte rappelle que ce processus s’inscrivait dans un cessez‑le‑feu négocié avec Israël et supervisé par les États‑Unis.

    Réactions internationales et position de l’UE

    Un document consulté par l’AFP montre que l’Union européenne envisage de financer et de mettre son expertise au service d’un désarmement éventuel du Hamas, dans le cadre du plan de paix pour Gaza associé au plan de Donald Trump. Rédigé par les services de la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, ce texte détaille aussi d’autres pistes potentielles pour l’UE, premier donateur international à Gaza. La priorité affichée est « d’assurer la livraison immédiate d’une aide à grande échelle à Gaza et dans tout le territoire conformément au droit humanitaire international ». L’UE serait prête à redéployer une mission de surveillance au point de passage de Rafah avec l’Égypte et à contribuer à la formation d’une future force de police à Gaza, tout en jouant un rôle dans le financement de la reconstruction avec des partenaires du Golfe.

    Aides humanitaires et accès à Gaza

    Le Programme alimentaire mondial a averti que la famine dans la bande de Gaza prendrait du temps à être résorbée. Abeer Etefa, porte‑parole du PAM, a précisé que cinq points de distribution opérationnels existent actuellement et que l’objectif est d’en déployer 145. Les conditions de circulation, les capacités d’entreposage et les déplacements des populations compliquent l’acheminement des denrées. À ce jour, seuls les passages de Kerem Shalom (sud) et Kissoufim (centre‑est) étaient ouverts vendredi.

    Questions de sécurité et droit international

    Un rapporteur spécial de l’ONU a estimé que certaines frappes israéliennes pourraient constituer des crimes de guerre s’il n’existait pas de preuves convaincantes d’objectifs militaires, et que les meurtres résultant de ces attaques s’apparentaient selon lui à des exécutions extrajudiciaires.

    Recherche de corps et assistance internationale

    Une équipe turque de 81 secouristes de l’Afad est prête à entrer à Gaza pour rechercher des corps dans les ruines. Leur mission vise des victimes israéliennes comme palestiniennes, et leur entrée dépendrait d’un feu vert d’Israël. Selon une source du Hamas relayant des médiateurs, la délégation turque serait attendue à Gaza dimanche. Israël aurait aussi sollicité l’appui d’une équipe qatarie, sans préciser de calendrier, pour ces recherches.

    Contexte sécuritaire et dimension régionale

    Divers développements régionaux ont été signalés, notamment des violences au Liban et au Yémen. L’armée israélienne affirme viser des membres ou des objectifs du Hezbollah lors de ses frappes, tandis que des informations évoquent des attaques contre des civils et des véhicules. Le passage de Rafah entre Gaza et l’Égypte devrait rester ouvert ou être rouvert selon les annonces officielles, afin de faciliter l’acheminement de l’aide. Le calendrier et les conditions d’ouverture restent à préciser par les parties concernées.

    État sanitaire et situation humanitaire à Gaza

    L’Organisation mondiale de la santé a averti que la propagation des épidémies dans la bande de Gaza était hors de contrôle, alors que seuls 13 des 36 hôpitaux fonctionnent partiellement. La directrice régionale de l’OMS pour la Méditerranée orientale a décrit un système de santé démantelé et une tâche colossale pour restaurer les soins et l’hygiène, soulignant le risque accru de maladies infectieuses et de carences vaccinales chez les enfants.

    Réactions politiques à Jérusalem et commentaires humanitaires

    Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que le combat n’était pas terminé et que son pays restait déterminé à obtenir le retour de tous les otages. Le Forum des familles d’otages appelle à retarder toute étape du cessez‑le‑feu tant que les dépouilles des otages ne seront pas entièrement restituées. Le ministre de la Défense a averti que l’armée pourrait reprendre les offensives si le Hamas ne respecte pas le cessez‑le‑feu.

    Évolutions sur les dépouilles et échanges

    Des informations récentes indiquent qu’Israël a rendu 30 dépouilles supplémentaires à la bande de Gaza, portant le total à 120 selon le ministère de la Santé du gouvernement de Gaza et l’hôpital Nasser de Khan Younès. Par ailleurs, le Hamas avait déclaré avoir remis toutes les dépouilles des otages morts auxquelles il avait accès, tout en précisant que la récupération des dépouilles restantes nécessiterait des efforts et un équipement spécialisés.

  • Hannibal Kadhafi pourrait sortir sous caution après dix ans d’emprisonnement au Liban, selon ses avocats

    Hannibal Kadhafi pourrait sortir sous caution après dix ans d’emprisonnement au Liban, selon ses avocats

    Hannibal Kadhafi pourrait sortir sous caution après dix ans au Liban

    Hannibal Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi, est détenu au Liban depuis environ une décennie. Son avocat français, Laurent Bayon, a annoncé son intention de contester la caution avancée par les autorités, affirmant que son client ne disposerait pas des fonds nécessaires et rappelant que le clan de l’ex-dictateur est soumis à des sanctions internationales.

    « La libération sous caution est purement inadmissible dans un cas de détention arbitraire », a dénoncé l’avocat.

    Conditions de détention et contexte judiciaire

    Selon un responsable judiciaire libanais ayant requis l’anonymat, Hannibal Kadhafi serait en outre frappé d’une interdiction de voyage.

    Les autorités libanaises avaient demandé à l’intéressé des informations concernant la disparition en Libye du dirigeant chiite Moussa Sadr, en 1978, accusation qui vise son père Mouammar Kadhafi, mort lors du soulèvement libyen de 2011. Hannibal, qui a aujourd’hui 49 ans, avait deux ans au moment des faits.

    Après la chute de Mouammar Kadhafi, il avait fui vers la Syrie pour rejoindre son épouse, une mannequin libanaise. Il a ensuite été attiré au Liban par des hommes armés liés au fils d’un des compagnons de Moussa Sadr, disparu en même temps que lui. Les autorités libanaises l’avaient sorti de ses ravisseurs et placé en détention en 2015 sans jugement.

    Son avocat a indiqué, la semaine dernière, que détenu à l’isolement, il avait été hospitalisé pendant plusieurs jours et que son état de santé était alarmant. En août, Human Rights Watch a appelé à sa libération immédiate, estimant qu’il était détenu sur la base d’allégations apparemment non fondées selon lesquelles il posséderait des informations sur Moussa Sadr.

    Affaire Kadhafi: démêlés en Europe

    Dans les années 2000, Hannibal Kadhafi a fait l’objet de démêlés judiciaires en France et en Suisse. À Genève, il avait été brièvement arrêté alors qu’il séjournait à l’hôtel Président Wilson pour des faits de violence sur une domestique, une affaire qui avait provoqué une crise diplomatique entre la Suisse et la Libye et avait été suivie par l’arrestation de deux ressortissants suisses, détenus pendant près de deux ans.

    Éléments d’archives

    Des références médiatiques évoquent également l’affaire dans des programmes d’archives, notamment une émission Mise au point en 2010.

  • Yayoi Kusama à la Fondation Beyeler : l’infini dévoilé dans une rétrospective immersive

    Yayoi Kusama à la Fondation Beyeler : l’infini dévoilé dans une rétrospective immersive

    Rétrospective Yayoi Kusama à la Fondation Beyeler : l’infini en immersion

    La rétrospective consacrée à Yayoi Kusama, conçue par la commissaire Mouna Mekouar, se présente comme un véritable portrait de l’artiste, retraçant sept décennies de création et d’expérimentations.

    Selon la commissaire, l’exposition privilégie une progression thématique et chronologique, invitant le public à découvrir l’évolution d’une artiste qui a su mêler courage, visions et rencontres artistiques pour forger un langage propre.

    Un itinéraire chronologique qui commence dans les années 1930

    Le parcours débute à Matsumoto, ville natale de Kusama, où, enfant de dix ans, elle dessinait déjà le portrait de sa mère orné de petits points. La commissaire rappelle que ce motif, déjà présent dans l’enfance, deviendra la signature visuelle de l’artiste.

    Des toiles aux installations immersives, les pois et les filets continuent d’occuper le cœur de son œuvre.

    L’infini à portée du regard

    Ces motifs répétitifs incarnent l’infini, la perte des repères et la fusion entre le moi et le monde. Dans les Infinity Mirror Rooms, créées dès les années 1960 à New York, le spectateur est démultiplé à l’infini, enveloppé par la lumière et la matière. Kusama décrit ce dispositif comme un espace vivant, à la fois troublant et méditatif.

    Les citrouilles: symbole réconfortant et signature graphique

    Les citrouilles accompagnent Kusama depuis son enfance et restent l’un de ses motifs les plus connus. Pour elle, la citrouille est un élément botanique rassurant, un corps stable reliant la terre au cosmos. L’exposition présente plusieurs exemplaires, dont une sculpture monumentale de plus de trois mètres de diamètre. Kusama décline ce motif sur divers supports — papier mâché, résine, peinture à l’huile et acrylique — pour en faire un signe d’ancrage et de paix.

    Ce motif a aussi inspiré le monde de la mode: en 2023, Louis Vuitton a confié à Kusama la création d’un sac en forme de courge et la marque a installé une sculpture géante de l’artiste sur son bâtiment des Champs-Elysées à Paris la même année.

    Engagement et liberté artistique

    Réalisée en collaboration avec le Musée Ludwig de Cologne et le Stedelijk Museum d’Amsterdam, cette rétrospective met aussi en lumière l’engagement profond de Kusama. Selon Mekouar, Kusama figure parmi les artistes les plus innovants des XXe et XXIe siècles. À New York, elle a côtoyé des figures comme Andy Warhol, Donald Judd et d’autres du pop art et du minimalisme, tout en milité pour la paix, la liberté d’expression et la libération des corps.

    Ses happenings des années 1960, ses performances contre la guerre du Vietnam et ses mariages symboliques pour les droits des homosexuels témoignent d’un esprit libre, audacieux et résolument pacifiste.

    Aujourd’hui, les œuvres de Kusama se négocient à des prix élevés et sa silhouette — cheveux rouges et coupe au bol — est devenue aussi reconnaissable que ses créations. À 96 ans, elle continue de peindre chaque jour dans son atelier-hôpital de Tokyo, poursuivant son exploration de l’infini.

    La rétrospective « Yayoi Kusama » est à découvrir à la Fondation Beyeler jusqu’au 25 janvier 2026.

  • Booba en garde à vue à Paris dans l’enquête pour harcèlement visant Gims et Demdem

    Contexte de l’enquête et garde à vue de Booba

    Le rappeur Booba est en garde à vue à Paris depuis mercredi dans le cadre d’une enquête sur des faits de harcèlement reprochés par Gims et Demdem, selon une information fournie par l’AFP à partir d’une source proche du dossier. Cette garde à vue peut durer jusqu’à 48 heures.

    Faits et plainte

    La plainte déposée en août 2024 par Gims, âgé de 39 ans, et Demdem, 38 ans, vise du harcèlement moral et du cyberharcèlement. Les plaignants estiment que des messages et publications émanant de Booba, relayés par son entourage, ont alimenté une situation qu’ils décrivent comme insupportable et durable.

    La plainte évoque des attaques visant le physique de Gims, notamment par la diffusion de photos de l’artiste sans ses lunettes qu’il porte habituellement. Un message attribué à Booba contiendrait l’expression mentionnée dans le texte. Par ailleurs, le morceau récemment sorti « Dolce Camara », réalisé avec SDM, serait présenté comme le point culminant du harcèlement.

    Évolutions de l’enquête et réactions

    Au moment des faits, Booba venait d’enchaîner trois concerts à Paris La Défense Arena en fin de semaine. À l’issue de la garde à vue, plusieurs scénarios restent possibles: une libération sans poursuites ou la présentation à un magistrat pour d’éventuelles poursuites pénales. Les avocats du rappeur, Mes Marie Roumiantseva et Gilles Vercken, n’ont pas souhaité commenter. De son côté, Me David-Olivier Kaminski, avocat de Gims et Demdem, n’a pas souhaité réagir pendant la période de garde à vue.

    Parcours et autres affaires judiciaires

    Booba est une figure marquante du rap depuis les années 1990 et est connu pour ses prises de position contre les influenceurs et leurs pratiques commerciales. L’un de ses dossiers récents concerne Magali Berdah, fondatrice de Shauna Events, visée par Booba pour des pratiques commerciales trompeuses. Cette enquête, ouverte à l’initiative de Booba, a été classée sans suite en mars. Le 2 octobre 2023, Booba a été mis en examen pour harcèlement moral en ligne aggravé à l’encontre de Berdah, qui avait également déposé plainte. Le rappeur est aussi appelé à comparaître le 3 décembre pour injure raciste envers une journaliste et un essayiste, ainsi que pour cyberharcèlement aggravé concernant cette affaire.

  • Automne sur le balcon : récolter, hiverner et protéger vos plantes avant les premières gelées

    Automne sur le balcon : récolter, hiverner et protéger vos plantes avant les premières gelées

    Principales tâches d’automne sur le balcon

    Avec le raccourcissement des journées et des nuits plus fraîches, il est temps de réaliser le grand nettoyage d’automne sur le balcon et dans le jardin. Cette période précède l’arrivée du gel et de la neige et invite à entretenir les plantes, hiverner les pots et planifier la mise en terre des bulbes de fleurs. Avec un peu d’organisation, votre espace extérieur traversera l’hiver plus sereinement. Voici les actions à privilégier ce mois-ci.

    Hivernage et entretien des plantes en pot

    Les plantes vertes qui ont profité de l’été sur le balcon doivent rentrer à l’intérieur. D’autres pots peuvent être hivernés dans une pièce protégée du gel, comme une cave. «C’est le moment idéal pour contrôler la présence de parasites sur toutes les plantes», rappelle Othmar Ziswiler de l’association Jardin Suisse.

    Récoltes et stockage des légumes de garde

    Les légumes qui se conservent jusqu’à l’année prochaine peuvent être récoltés, à condition d’un rangement adéquat. Sont concernés les pommes de terre, les carottes, le céleri, le chou rouge et le chou blanc, le chou frisé ainsi que les oignons et l’ail. Le stockage varie selon le type de légume, mais l’idéal est de le réaliser dans un endroit frais et sombre. Pour les oignons, il est conseillé de les laisser sécher quelques jours au soleil. Les pommes de terre ne doivent pas être stockées à une température inférieure à 10 °C afin d’éviter un goût sucré; les tubercules doivent être protégés de la lumière pour éviter qu’ils verdissent.

    Récolte des patates douces

    Les patates douces doivent être déterrées et récoltées avant les premières gelées. «Cela demande un peu de travail, mais si on les stocke sans abîmer leur peau, elles se conservent sans problème jusqu’en janvier dans une cave fraîche», précise Othmar Ziswiler.

    Plantation d’arbres et d’arbustes

    Pour étoffer et diversifier votre paysage l’année prochaine, c’est le moment idéal pour planter arbres et arbustes. Bien que l’on puisse théoriquement intervenir presque tout l’hiver, le sol n’est pas encore gelé et cela facilite le travail. En automne, les plantations prennent mieux racine, ce qui favorise une reprise plus vigoureuse au printemps.

    Planter des bulbes de fleurs

    La période est également propice à la mise en terre des bulbes de fleurs, afin de préparer une floraison printanière et colorée.

  • Initiative populaire en Suisse pour la reconnaissance de l’État de Palestine : lancement officiel et cadre constitutionnel

    Initiative populaire en Suisse pour la reconnaissance de l’État de Palestine : lancement officiel et cadre constitutionnel

    Contexte et objectif de l’initiative

    Une initiative populaire baptisée « Palestina Oui ! » a été lancée en Suisse par un comité national regroupant 26 membres issus de la société civile, de juristes et de plusieurs élus de gauche. Le texte appelle la reconnaissance par la Confédération de l’État de Palestine en tant qu’État souverain et indépendant, 76 ans après que la Suisse a reconnu Israël.

    Cadre juridique et mécanisme proposé

    Concrètement, l’initiative viserait à inscrire dans la Constitution l’obligation pour le gouvernement d’acter ce pas. Le texte précise que si la reconnaissance est approuvée par le peuple et par les cantons, le Conseil fédéral enverrait une déclaration au Secrétaire général de l’ONU et à l’Assemblée générale des Nations unies dans un délai de trois mois.

    Éléments et explications publiques

    La RTS a confirmé début octobre que le texte avait reçu l’approbation de la Chancellerie fédérale. Des éléments diffusés pendant la couverture médiatique évoquent le lancement lors d’une conférence à Berne, et une image a montré un drapeau palestinien sur la Bundesplatz le 11 octobre 2025.

    Réponses et contexte international

    Les promoteurs rappellent que la reconnaissance s’inscrirait dans la position officielle de la Suisse en faveur d’une solution à deux États. À l’échelle internationale, près de 80 % des pays membres de l’ONU reconnaissent l’État de Palestine, parmi lesquels la France, le Royaume‑Uni et l’Espagne. Le Conseil fédéral, pour sa part, estime que le moment n’est pas encore venu et que la reconnaissance pourrait être envisagée lorsque des mesures concrètes seront mises en œuvre; le DFAE indique qu’il est encore trop tôt pour parler d’un changement de cap.

    Perspective citoyenne et réactions politiques

    Les promoteurs estiment que l’initiative offre un outil démocratique supplémentaire pour peser sur le débat public après des mobilisations, des pétitions et une grève de la faim devant le Palais fédéral. Carlo Sommaruga, conseiller aux États, affirme que l’initiative peut modifier le cadre de discussion et envoyer un signal clair : la population agirait pour changer une position jugée insuffisante.

  • Dépistage du sein: un dispositif portable sans rayons X promet d’améliorer la détection dans les seins denses

    Contexte du dépistage et défis liés aux seins denses

    Chaque automne, le ruban rose est largement médiatisé pour rappeler l’importance du dépistage du cancer du sein. Pourtant, lorsque le tissu mammaire est dense, la mammographie peut devenir moins lisible et rendre la détection plus complexe.

    Dans ces cas, l’image peut être floue et la distinction entre tumeur et tissu dense difficile. L’IRM offre une meilleure sensibilité mais reste coûteuse et peu accessible, tandis que l’échographie peut générer des faux positifs.

    Une approche innovante née à Calgary

    À l’Université de Calgary, l’ingénieur fribourgeois Jérémie Bourqui a mis au point un appareil portable sans rayons X, développé au sein d’une start-up issue de ce travail.

    Les premiers essais cliniques réalisés auprès de patientes en chimiothérapie ont donné des résultats encourageants. Selon le chercheur, les observations montrent des contrastes marqués dans les seins denses et une détection possible des tumeurs chez les patientes concernées.

    Impact sur le public féminin

    Le tissu mammaire dense concerne environ la moitié des femmes au-delà de 45 ans, et il peut être présent aussi chez des femmes plus jeunes.

    État d’avancement et perspectives

    La technologie est actuellement en cours d’homologation au Canada. D’autres essais cliniques seront nécessaires pour confirmer son efficacité et évaluer le risque de faux positifs ou de faux négatifs.

    Vers une adoption en cabinet médical

    L’inventeur imagine d’intégrer l’appareil directement dans les cabinets, avec une utilisation simple équivalente à la prise de tension artérielle, afin de favoriser un dépistage plus précoce et plus accessible.

  • Gaza: une pause possible dans le conflit avant un nouvel épisode guerrier

    Gaza: une pause possible dans le conflit avant un nouvel épisode guerrier

    Des signes de liesse à Tel Aviv et des Gazaouis en mouvement vers le nord de l’enclave pour regagner les zones d’origine, tandis que Donald Trump se rend au Proche-Orient, sont perçus comme des signaux positifs dans le cadre d’un cessez-le-feu à Gaza. Cette première étape a suscité des espoirs, mais les analyses restent prudentes sur sa portée et sa durabilité.

    Invité de l’émission Tout un monde sur la RTS, le sociologue Alain Dieckhoff appelle toutefois à la prudence. Il rappelle que l’arrêt des frappes israéliennes à Gaza et la libération des derniers otages israéliens vivants constituent une étape, mais il est difficile d’en mesurer pleinement les effets à ce stade.

    Une étape initiale, pas la fin du conflit

    Selon Dieckhoff, l’épisode guerrier ouvert le 7 octobre 2023 devrait se conclure en principe, mais il s’agit d’une étape d’ouverture. La suite pourrait être plus positive, mais sa mise en œuvre restera complexe.

    Des défis ciblés pour la démilitarisation

    Parmi les défis à venir figurent la démilitarisation du Hamas et les modalités de cet engagement. Comment cela se fera-t-il et le Hamas l’acceptera-t-il ? Comment faire respecter cet accord ? À cela s’ajoute le retrait progressif de l’armée israélienne de Gaza, qui requerra des garanties de sécurité solides afin d’éviter une réédition, même à faible échelle, du 7 octobre.

    Le rôle des États-Unis et de Donald Trump

    La suite dépend aussi du président américain qui, jusqu’ici, a joué un rôle important dans la conclusion du cessez-le-feu. Pour que la paix progresse, il faut que Donald Trump et son administration poursuivent leur engagement. Le sociologue rappelle toutefois que ce dirigeant peut alterner entre enthousiasme initial et lassitude, comme on l’a vu sur d’autres dossiers internationaux.

    Opinion publique et avenir politique

    Si Trump persiste et si les étapes à venir – notamment la démilitarisation du Hamas – se concrétisent, une partie de l’opinion publique pourrait soutenir ce mouvement, car la majorité souhaite la paix. Reste à savoir si la société, aussi bien palestinienne qu’israélienne, adhérera à ce processus.

    Avenir de la bande de Gaza et de la Cisjordanie

    À plus long terme, tout dépendra de la reprise d’un véritable processus diplomatique. Il faudra rouvrir des négociations pour décider de l’avenir de la bande de Gaza et de la Cisjordanie et envisager si ces territoires peuvent devenir l’État de Palestine que plusieurs pays ont déjà reconnu. Cette question demeure un point d’interrogation majeur.

    Reconstruction et vision politique

    Alain Dieckhoff souligne la résilience de la population palestinienne. Des centaines de milliers de Gazaouis se dirigent déjà vers le nord, mais la reconstruction exigera de déblayer des millions de tonnes de gravats et nécessitera un effort financier et un engagement international fort pour recréer un tissu économique minimal.

    Cette démarche ne produira ses effets que si elle est accompagnée d’une vision politique claire, afin d’éviter une rechute dans le conflit. Comme le rappelle le sociologue, on n’est pas sûr de passer à l’étape suivante, et il se peut que l’on soit simplement dans une parenthèse avant un nouvel épisode guerrier.

    Propos recueillis par Julie Rausis. Texte pour le web: Fabien Grenon.

  • France: suicide présumé d’une fillette de 9 ans à Sarreguemines — enquête en cours et mesures d’accompagnement

    France: suicide présumé d’une fillette de 9 ans à Sarreguemines — enquête en cours et mesures d’accompagnement

    Contexte et réaction des autorités

    Dimanche, la communauté éducative du Grand Est a exprimé son bouleversement après l’annonce du décès d’une élève âgée de 9 ans à Sarreguemines (Moselle), décès qui serait dû à un suicide selon les premiers éléments de l’enquête.

    Dans un communiqué, le recteur de la région académique Grand Est et de l’académie de Nancy-Metz, Pierre-François Mourier, et le directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen) de Moselle, Mickaël Cabbeke, ont fait part de leur émotion et ont rappelé que l’élève était scolarisée à l’école Montagne Supérieure de Sarreguemines.

    Dès l’annonce des faits, l’Éducation nationale, les services de l’État et la commune de Sarreguemines ont assuré qu’ils se mobilisaient pour proposer un accompagnement immédiat et adapté à l’ensemble des élèves et du personnel de l’établissement. Une cellule d’écoute sera mise en place dès lundi matin.

    Émotion et soutien à l’échelle locale

    La communauté éducative est profondément bouleversée par cet événement et adresse ses condoléances à la famille et à ses proches.

    Éléments de l’enquête et contexte des premières informations

    Le parquet de Sarreguemines a confirmé la découverte du corps de l’enfant à son domicile familial, conformément à une information relayée par le journal Le Républicain Lorrain. L’enquête est en cours et il semble qu’il s’agisse d’un acte volontaire de la part de la fillette, qui aurait prochainement eu 10 ans. Le parquet a précisé qu’il n’était pas en mesure de communiquer sur les circonstances exactes ni sur les motivations possibles et qu’il attend les résultats de l’examen médicolégal prévu à Strasbourg dans les prochains jours.

    Selon Le Républicain Lorrain, rien ne permettait à ce stade d’affirmer que l’élève aurait été victime de harcèlement.

    Éléments complémentaires et contexte familial

    Selon des sources policières citées par les médias, la fillette a été découverte dans sa chambre par sa mère et aurait laissé une lettre à ses proches. Des informations indiquent qu’elle était en surpoids et qu’elle aurait subi des railleries de la part de ses camarades; elle avait aussi évoqué l’idée de passer à l’acte dans le passé, selon les mêmes sources.

    Le rectorat n’a pas souhaité s’exprimer tant que l’enquête est en cours. Les autorités ajoutent que les enquêtes internes et les investigations des forces de l’ordre permettront de préciser les circonstances qui ont conduit l’élève à passer à l’acte.

  • Ian Watkins, ex-chanteur des Lostprophets, décède après une agression en prison

    Ian Watkins, ex-chanteur des Lostprophets, décède après une agression en prison

    Contexte et condamnation

    Ancien chanteur du groupe Lostprophets, Ian Watkins est associé à une carrière dans le rock britannique. En décembre 2013, il a été reconnu coupable de plusieurs agressions sexuelles sur des mineurs et d’une tentative de viol sur un bébé, puis condamné à 29 ans d’emprisonnement.

    Points clés

    Cette décision judiciaire résulte d’un dossier détaillant des actes à caractère sexuel impliquant des mineurs et a conduit à une peine d’emprisonnement significative.

    Décès et circonstances

    Âgé de 48 ans, Watkins est mort samedi après avoir été agressé par un codétenu dans la prison de Wakefield, dans le nord de l’Angleterre. La police locale est intervenu et les secours ont été dépêchés sur place; la mort a été prononcée peu après, selon l’agence PA.

    Éléments complémentaires

    Des informations relayées par les médias britanniques indiquent qu’il avait été hospitalisé en 2023 à la suite d’une agression et qu’il aurait été pris en otage par d’autres détenus.