Category: Monde

  • Splinter Cell Deathwatch sur Netflix : une renaissance animée de l univers du jeu

    Splinter Cell Deathwatch sur Netflix : une renaissance animée de l univers du jeu

    Une esthétique sombre et immersive au cœur de l action

    Un antagoniste menaçant perturbe Xanadu, entreprise spécialisée en biotechnologie. L histoire suit McKenna, jeune agente d Echelon 4, qui doit s appuyer sur l agent retraité Sam Fisher pour éviter une crise mondiale.

    Repris du service pour encadrer McKenna, Fisher affronte d anciens démons au sein d une nouvelle équipe et se retrouve confronté à des technologies qui le dépassent.

    Une mise en scène nerveuse et maîtrisée

    Les ombres marquées et les silhouettes minimalistes donnent le ton. Dans l ombre, les espions échappent au regard de leurs ennemis et, sous la lumière, l action s intensifie. Le vert domine la palette, en référence aux lunettes de vision nocturne de Sam Fisher, renforçant la tension et l immersion.

    La direction scénique privilégie des plans larges pendant les fusillades et des gros plans pendant les filatures, privilégiant le dynamisme visuel aux dialogues superflus.

    Critique et réception

    Selon Vertigo, Splinter Cell Deathwatch est présenté comme un thriller d espionnage en animation sur Netflix, avec une analyse publiée le 20 octobre 2025.

    Les combats au corps à corps apparaissent plus violents que dans le jeu, avec une intensité qui accompagne l action. Le scénario est signé Derek Kolstad, connu pour la franchise John Wick.

    Les huit épisodes, courts, se regardent d une traite, malgré des personnages qui peuvent sembler stéréotypés et une intrigue techno parano axée sur les codes habituels du thriller d espionnage.

    Le projet est disponible sur Netflix depuis le 14 octobre 2025.

    Note de la critique : 4 sur 5, attribuée par Philippe Congiusti (sf).

  • P. Diddy condamné pour violences sexuelles: libération potentielle fixée au 8 mai 2028 selon le Bureau fédéral des prisons

    P. Diddy condamné pour violences sexuelles: libération potentielle fixée au 8 mai 2028 selon le Bureau fédéral des prisons

    Contexte et date de libération

    L’ex-magnat américain du hip‑hop P. Diddy, alias Sean Combs, a été condamné début octobre à quatre ans et deux mois d’emprisonnement dans une affaire liée à des violences sexuelles. Selon le registre du Bureau fédéral des prisons, une libération pourrait intervenir le 8 mai 2028, en tenant compte du temps déjà purgé dans une prison de New York et des éventuels crédits pour bonne conduite.

    Les avocats de l’ancien producteur et artiste ont annoncé leur appel de la condamnation et de la peine. Ils ont aussi demandé le transfert du prévenu vers un établissement pénitentiaire du New Jersey, avec un régime de sécurité moins strict et la mise en place d’un programme de lutte contre la toxicomanie.

    Le jugement du 3 octobre et les détails de la peine

    Le 3 octobre, P. Diddy a été condamné à 50 mois de prison pour transport de personnes à des fins de prostitution et à une amende de 500 000 dollars, par un tribunal de New York. Le juge Arun Subramanian a qualifié ces infractions de gravité et a déclaré qu’elles avaient causé « un tort irréparable » à deux femmes, ajoutant que le tribunal ne peut être certain que ces crimes ne seront pas commis à nouveau en cas de libération.

    Évolution du procès et charges non retenues

    En juillet, après deux mois de procès, les jurés avaient rejeté les accusations les plus graves de trafic sexuel et d’association de malfaiteurs, épargnant à Sean Combs une peine d’emprisonnement à perpétuité. Toutefois, les faits pour lesquels il a été reconnu coupable restaient passibles d’un total potentiel de 20 ans d’emprisonnement. Le parquet réclamait au moins 11 ans, tandis que la défense préconisait une peine ne dépassant pas 14 mois.

    Réactions et éventuelles suites

    Les avocats ont porté appel de la condamnation et de la peine et ont aussi sollicité un transfert vers une installation du New Jersey avec un régime moins strict, accompagné d’un programme de traitement.

    La date de libération mentionnée par le registre demeure conditionnelle et peut être influencée par le calcul des crédits et d’éventuelles évolutions liées à d’éventuels appels ou décisions administratives.

  • Le succès international du matcha bouleverse la tradition du thé au Japon

    Le boom mondial du matcha et la tradition du thé japonais

    Obtenu en pulvérisant finement les feuilles de thé, le matcha s’étend bien au‑delà des bols cérémoniels pour investir les latte, les glaces et les céréales. L’essor est salué par des célébrités et des influenceurs qui présentent le matcha comme un stimulant et un superaliment.

    Un savoir-faire ancré à Kyoto

    Dans le magasin de Kyoto, Jintaro Yamamoto conserve une méthode traditionnelle: deux grammes de poudre, quelques gouttes d’eau froide, un peu d’eau chaude, puis la mousse se forme grâce au fouet en bambou. « C’est ainsi que nous, producteurs de thé, procédons ici », confie-t‑il.

    Producteur de thé depuis six générations, il sèche lui‑même les feuilles et les réduit en poudre à l’aide de moulins en pierre installés dans le magasin. Il évoque des « restrictions d’achat »: ailleurs, un seul paquet par personne, tandis que chez lui, jusqu’à trois paquets sont autorisés. Chaque jour, des demandes affluent du monde entier, et il se dit « complètement dépassé », en restant concentré sur les relations avec ses grossistes historiques et sur les ventes en magasin.

    La tradition avant le profit

    Dans les champs d’Uji, Taishi Shimizu et son frère perpétuent une culture familiale de dix générations. Avant la récolte, Taishi recouvre les plants pendant environ 40 jours afin d’obtenir le goût caractéristique, en bloquant jusqu’à 95 % de la lumière du soleil.

    Uji est présenté comme le cœur du matcha, même si seulement une infime partie des feuilles est destinée à la poudre. « Nous ne cueillons qu’une fois par an », précise Taishi, contrairement à d’autres producteurs qui pratiquent plusieurs récoltes et exposent leurs plants à un stress accru. Cette matière première est donc particulièrement convoitée. Cette année, les acheteurs ont payé deux à trois fois plus cher les feuilles de thé, mais pour ce producteur, la priorité est la qualité et non le profit rapide: « Récolter davantage n’est pas envisageable pour nous ».

    Le gouvernement mise sur la croissance

    Du côté des autorités, le gouvernement japonais voit une opportunité pour l’agriculture nationale. Au ministère de l’Agriculture à Tokyo, Tomoyuki Kawai, responsable du thé au Japon, affirme que l’engouement mondial pour le matcha peut soutenir l’industrie locale. Après des années de déclin, la demande internationale donne une nouvelle impulsion, avec des subventions destinées à adapter les exploitations: achat de systèmes de couverture et construction d’installations de transformation. L’État couvre jusqu’à la moitié des coûts, ce qui contribue à une augmentation de la production de matcha.

    Les marchands de Kyoto, tels que les Ohtanis, proposent diverses qualités de matcha pour répondre à la demande croissante. Dans le même souffle, les moulins en pierre du magasin de Jintaro Yamamoto broient les feuilles séchées à environ 40 grammes par heure et par moulin, une capacité insuffisante face à l’ampleur actuelle du marché.

    Pour autant, l’exploitant préfère éviter une expansion trop rapide: « Pour maintenir un commerce durable, sur le long terme, il faut trouver un équilibre. Trop d’avidité nuit au final », affirme-t‑il. Tandis que les réseaux sociaux alimentent la tendance, les producteurs de thé japonais réfléchissent à l’avenir de leurs plantations et à la préservation de leur culture, tout en préparant la relève.

  • En Argentine, Milei confronté à un test électoral déterminant pour son agenda

    En Argentine, Milei confronté à un test électoral déterminant pour son agenda

    Contexte des législatives en Argentine

    Dans deux chambres, l’Argentine procèdera au renouvellement de la moitié des députés et d’un tiers des sénateurs, des assemblées qui n’exhibent toujours pas de majorité absolue. Ces élections de mi-mandat constituent le premier vrai test national pour Javier Milei, l’homme politique qui a bouleversé la scène en se qualifiant à l’issue de l’élection présidentielle de 2023. Âgé de 55 ans et souvent décrit comme un économiste ouvertement libertarien, Milei a placé ce scrutin sous le signe d’un vote de confiance envers son action politique.

    Le contexte international a aussi retenu l’attention, avec l’évo­lation d’un soutien financier estimé à plus de 40 milliards de dollars, public et privé, perçu comme promis par des cercles liés à l’administration Trump en faveur de l’Argentine et de son courant idéologique. Cette promesse est toutefois assortie d’avertissements: les responsables américains ont précisé que l’aide ne serait pas aussi généreuse en cas de défaite de Milei.

    Objectif parlementaire de Milei: viser le tiers des sièges

    Données électorales et sondages indiquent un duel serré entre la coalition soutenant Milei et l’opposition péroniste, au centre-gauche. Le petit parti La Libertad Avanza pourrait gagner davantage de sièges et peser sur l’assemblée, avec une part d’environ 15 % des députés et 10 % des sénateurs. L’objectif affiché par le chef de l’exécutif serait d’obtenir environ un tiers des sièges, une marge qui pourrait lui conférer un pouvoir de veto et renforcer sa capacité à orienter le processus législatif.

    À l’échelle jusqu’en 2027, Milei affirme viser des réformes fiscales et du système de protection sociale, ainsi qu’un assouplissement du marché du travail. Pourtant, son passage au pouvoir s’est largement appuyé sur des décrets et des accords ponctuels, tandis que le Parlement demeure réticent et, parfois, critique. Certains partenaires économiques et bailleurs internationaux, dont le Fonds monétaire international, appellent à un renforcement du soutien politique et social pour soutenir les réformes envisagées par l’exécutif.

    Une population lassée par l’austérité, mais prudente

    Sur le plan économique, Milei peut s’appuyer sur des indicateurs affichant une décrue de l’inflation, passée de plus de 200 % à 31,8 % sur une base interannuelle, ainsi que sur un retour à l’équilibre budgétaire qui demeure inédit depuis 14 ans. Cependant, le coût social des mesures d’austérité est pointé du doigt: selon les chiffres évoqués, plus de 200 000 emplois ont été perdus, l’activité a régressé de 1,8 % en 2024 et la reprise programmée pour 2025 est fragile. Le pays est perçu comme divisé: une société marche sur deux rythmes, entre espoirs de stabilisation et fatigue économique.

    Des analyses soulignent une patience limitée de la population, qui avait promis un soutien autour de 60 % en début d’année mais qui demeure sceptique quant à une issue favorable après les efforts d’austérité. Milei poursuit toutefois son discours autour d’un projet de « restauration de la grandeur » de l’Argentine, nourri par l’idée d’un retour à un âge d’or évoqué au tournant des XIXe et XXe siècles.

    Lors de ses meetings, l’économiste, connu pour son orientation libérale radicale, tente de raviver l’élan qui l’a conduit à la présidence en 2023, tout en affrontant les piques et les limites imposées par un Parlement volontiers rétif à ses réformes.

    Risque pesant sur le peso après le scrutin

    Dans ce contexte, les marchés restent prudents quant à la pérennité du cap d’austérité et estiment le peso potentiellement surévalué. À plusieurs reprises en octobre, le Trésor américain est intervenu sur le marché des changes pour soutenir le peso et éviter une chute plus marquée. Cette intervention rappelle le prospect post-électoral d’une dévaluation ou d’une dépréciation significative, que les observateurs surveillent avec attention.

  • Argentine : neuf morts après la chute d’un autocar d’un pont en Misiones

    Argentine : neuf morts après la chute d’un autocar d’un pont en Misiones

    Accident et contexte géographique

    Un autocar à double étage, chargé d’environ cinquante passagers, est tombé d’un pont après une collision avec une voiture venant en sens inverse, près d’Oberá, dans la province de Misiones (nord-est de l’Argentine). L’incident s’est produit vers 4 h 30 dimanche.

    Selon les autorités, le véhicule lourd a embardé et a percuté le parapet avant de s’écraser dans le lit d’une rivière en contrebas.

    Bilan et prise en charge

    Le bilan provisoire fait état d’au moins neuf morts et de 29 blessés. Ce chiffre a été confirmé par le ministre provincial de l’Intérieur, Marcelo Perez, en milieu de journée.

    Interventions de secours

    Plus d’une centaine de pompiers et de secouristes ont été dépêchés à l’aube pour secourir les passagers, certains restant prisonniers dans le car avant leur évacuation vers des structures médicales.

  • Donald Trump entame une tournée en Asie marquée par les tensions commerciales avec la Chine

    Donald Trump entame une tournée en Asie marquée par les tensions commerciales avec la Chine

    Contexte et objectifs de la tournée asiatique

    Le président américain démarre une tournée en Asie dans un contexte de tensions commerciales avec la Chine. Il a indiqué à des journalistes qu’une éventuelle entrevue avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un pourrait être envisagée, la première dans la région depuis son retour au pouvoir en janvier.

    Le voyage prévoit des escales en Malaisie, au Japon et en Corée du Sud. Les pays hôtes espèrent profiter de la visite pour obtenir des accords sur les droits de douane et des garanties de sécurité.

    Un haut responsable américain a indiqué que Trump tiendrait ses promesses envers le peuple américain en signant une série d’accords économiques dans l’une des régions les plus dynamiques sur le plan économique, notamment concernant les terres rares.

    Accord commercial avec la Malaisie et dynamique régionale

    A Kuala Lumpur, Trump participera au sommet de l’ASEAN et devrait conclure un accord commercial avec la Malaisie, tout en assistant à la signature d’un accord de paix entre la Thaïlande et le Cambodge après un cessez-le-feu annoncé le 29 juillet à la suite d’une intervention américaine.

    Rencontre envisagée avec Lula da Silva

    Une rencontre avec le président brésilien Lula da Silva est prévue lors du sommet de l’ASEAN. Les deux dirigeants cherchent à apaiser des différends matérialisés par des tensions liées au procès et à la condamnation d’un ancien président brésilien proche allié de Trump.

    Japon et Corée du Sud au programme

    La tournée se poursuit au Japon, où Trump sera reçu lundi et où il croisera la dirigeante Sanae Takaichi, récemment nommée à la tête du gouvernement. Elle a exprimé le souhait d ouvrir des discussions franches avec le président américain. Tokyo a signé cet été un accord commercial avec Washington, mais certains détails restent à discuter.

    Le point culminant de la tournée est prévu en Corée du Sud, avec une arrivée attendue pour le sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique et un entretien prévu avec Xi Jinping à Gyeongju, jeudi. Les échanges entre Washington et Pékin s’inscrivent dans un contexte de concurrence économique soutenue.

    Négociations avec la Chine et contexte des terres rares

    Des négociations ont aussi été relancées à Kuala Lumpur entre Pékin et Washington, selon un média d’État chinois. Trump a indiqué son souhait de parvenir à un accord couvrant l ensemble des sujets, tout en privilégiant une discussion sur la relation économique et commerciale, selon un haut responsable américain. Cette reprise survient au moment où la Chine a annoncé une réduction de ses exportations de terres rares et où les États-Unis ont menacé d imposer de nouveaux droits de douane sur les produits chinois.

  • Catherine Connolly, candidate de gauche, pourrait devenir la prochaine présidente irlandaise

    Catherine Connolly, candidate de gauche, pourrait devenir la prochaine présidente irlandaise

    Contexte et enjeux de la présidentielle irlandaise

    Selon les premiers dépouillements des bulletins de vote, Catherine Connolly, âgée de 68 ans, pourrait remporter une victoire significative. Cette élection, essentiellement honorifique, est marquée par une faible participation et par des critiques émanant principalement des conservateurs qui estiment ne pas être représentés par les candidats. Les premiers comptages indiquent un nombre de bulletins nuls élevé.

    Un soutien des principaux partis d’opposition

    Catherine Connolly, une ex-avocate reconnue pour son franc-parler, est soutenue par les principaux partis d’opposition, dont les Verts et Sinn Fein, autrefois la vitrine politique de l’Armée républicaine irlandaise (IRA).

    Neutralité et défense

    Elle est opposée à une augmentation des dépenses de défense et défend la tradition de neutralité militaire de l’Irlande, qui entretient un programme de partenariat avec l’OTAN mais n’en est pas membre.

    Réactions et félicitations

    À la suite des premiers résultats, Heather Humphreys, membre du Fine Gael, a déclaré à la télévision publique RTE : « Catherine sera une présidente pour nous tous et elle sera ma présidente », en reconnaissant la défaite. Simon Harris, vice-Premier ministre et autre élu du Fine Gael, a également exprimé ses vœux de réussite à la candidate.

    Chiffres et contexte électoral

    Quelque 3,6 millions d’électeurs et électrices étaient appelés à voter vendredi pour désigner le successeur de Michael Higgins, âgé de 84 ans et en fonction depuis 2011 après deux mandats. Pour la première fois depuis 1990, seuls deux candidats, deux femmes, briguaient la présidence irlandaise.

    afp/boi

  • Catherine Connolly élue présidente irlandaise : portrait, engagements et premiers enjeux

    Catherine Connolly élue présidente irlandaise : portrait, engagements et premiers enjeux

    Résultats et profil de Catherine Connolly

    Catherine Connolly, figure indépendante de gauche, s’est imposée largement lors de l’élection présidentielle irlandaise disputée vendredi. Âgée de 68 ans, ancienne avocate devenue députée en 2016, elle est critique aussi bien envers l’Union européenne que vis-à-vis des États‑Unis. Elle a recueilli plus de 63 % des suffrages, tandis que Heather Humphreys, candidate du Fine Gael, a obtenu environ 29,5 %. Un troisième candidat, Jim Gavin du Fianna Fáil, qui avait annoncé son retrait début octobre, a malgré tout réuni près de 7 % des voix.

    Dans un court échange télévisé quelques heures avant l’annonce officielle, Heather Humphreys avait déclaré que Catherine Connolly « sera une présidente pour nous tous et elle sera ma présidente ». Connolly succédera ainsi à Michael Higgins, 84 ans, qui avait effectué deux mandats de sept ans depuis 2011 dans ce rôle largement honorifique.

    La candidate a réagi sur le registre de l’humilité et du service public, évoquant « un immense privilège ».

    Participation et contexte électoral

    La participation s’est établie autour de 46 %, surprenante par sa vigueur par rapport à l’élection de 2018, mais le scrutin a aussi été marqué par une proportion record de bulletins annulés, représentant environ 13 % du total. Certains de ces votes portaient des messages comme « pas de démocratie » ou des remarques anti‑immigration. Comme son voisin britannique, l’Irlande demeure confrontée à un débat public tendu sur l’accueil des demandeurs d’asile et a vu des manifestations parfois violentes.

    À l’approche du scrutin, des voix conservatrices avaient appelé à l’abstention, dénonçant le fait que seuls deux candidats s’affrontaient réellement, ce qui était inédit depuis 1990. Maria Steen, représentante conservatrice, n’avait pas réussi à réunir les soutiens parlementaires suffisants pour se présenter.

    Engagements et positions de Catherine Connolly

    Dans son discours de remerciement après la publication des résultats, Catherine Connolly a affirmé qu’elle serait « une présidente inclusive, à l’écoute » et a assuré qu’elle « parlera au nom des personnes ordinaires ». Elle s’est aussi engagée à être « une voix pour la paix, fondée sur notre politique de neutralité » et a placé une attention particulière sur « la menace existentielle du changement climatique ».

    À l’échelle gouvernementale, des tensions étaient perceptibles avant même l’issue du vote. Le Premier ministre Michael Martin, chef du Fianna Fáil, a déclaré qu’il se réjouissait de travailler avec la nouvelle présidente à une étape où l’Irlande continue de jouer un rôle important sur la scène internationale. Le vice‑premier ministre Simon Harris, du Fine Gael, lui a souhaité « tout le succès possible ».

    Réactions locales et perception publique

    Des habitants de l’Irlande expriment une certaine admiration pour le parcours de Connolly, perçue comme intègre et capable d’évoquer clairement des sujets sensibles. Une personne interviewée à Galway a souligné son franc‑parler et son éloquence, estimant qu’elle « réussira ».

    Connolly est reconnue pour son franc‑parler et avait reçu le soutien des principaux partis d’opposition, dont les Verts et Sinn Féin, avec une priorité affichée sur la réunification de l’île. Elle est opposée à une hausse des dépenses de défense et favorable au maintien de la neutralité irlandaise, dans le cadre d’un pays qui compte environ 5,2 millions d’habitants et qui est membre de l’Union européenne depuis 1973. Bien que non membre de l’OTAN, l’Irlande entretient un partenariat avec l’alliance atlantique. En septembre, elle a réitéré sa condamnation de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en affirmant qu’un pays neutre devrait dénoncer les abus de pouvoir – qu’ils émanent de la Russie ou des États‑Unis.

    Outre ses positions sur les questions de sécurité et de défense, Connolly a également pris position sur le conflit humanitaire à Gaza, qualifiant les actions dans la région de « génocide ». Ses prises de position sur la politique étrangère, la défense et le logement pourraient, selon certains observateurs, susciter des discussions avec le gouvernement en place. L’Irish Times a noté que la manière dont elle gère ses relations avec le gouvernement pourrait engendrer une forme d’incertitude, voire un conflit latent dans la vie politique irlandaise.

  • Anthony Jackson, bassiste de renom, est décédé à l’âge de 73 ans

    Anthony Jackson, bassiste de renom, est décédé à l’âge de 73 ans

    Anthony Jackson, bassiste de renom, est décédé à l’âge de 73 ans

    Son nom peut paraître peu familier du grand public, mais le bassiste américain a marqué de nombreuses créations musicales par ses collaborations avec des figures emblématiques du jazz et de la pop, notamment Michael Jackson, Billy Paul, Claude Nougaro, Madonna et les O’Jays.

    Musicien de l’ombre, il a participé à des centaines d’albums aux côtés des plus grands noms du jazz et a aussi travaillé avec Alex Bugnon, le pianiste vaudois, sur trois disques. Il figura également sur de nombreux concerts, dont le célèbre Trio in Tokyo avec Michel Petrucciani au piano et Steve Gadd à la batterie.

    Une formation et une quête du son

    Après avoir pratiqué le piano et la guitare, Anthony Jackson découvre la basse à l’âge de 16 ans. Ses études auprès de maîtres forment une base harmonieuse et sophistiquée, qui deviendra la pierre angulaire de son style.

    Il cherchait avant tout le son parfait, non la vitesse, mais la profondeur. Cette approche s’appliquait aussi bien à la basse traditionnelle qu’aux synthétiseurs apparus dans les années 80.

    La basse à six cordes: une révolution personnelle

    Sa quête majeure consistait à concevoir l’instrument idéal avec l’aide de luthiers renommés: une guitare basse à six cordes, capable de couvrir à la fois l’étendue d’une basse et une partie du registre du piano.

    En ajoutant une corde aiguë et une corde grave, il pouvait jouer des lignes puissantes sans changer d’instrument et réaliser des arrangements presque pianistiques, comme on peut l’entendre dans le trio de Michel Petrucciani.

    Une contribution durable à la musique

    À travers cette recherche d’un son idéal, Anthony Jackson a mis en lumière l’importance de la basse et des musiciens de l’ombre, avec plus de 3000 sessions de studio et près de 500 albums enregistrés.

    Sa contribution dépasse les genres et les époques, et sa ligne de basse la plus emblématique demeure celle créée pour un morceau des O’Jays, groupe R&B fondé dans les années 60 et toujours actif.

  • Témoignages des otages israéliens libérés par le Hamas : premiers retours sur leur captivité

    Témoignages des otages israéliens libérés par le Hamas : premiers retours sur leur captivité

    À la sortie d’un hôpital israélien, Gal Gilboa Dallal fume une cigarette et affiche un sourire. Pour la première fois, il évoque les retrouvailles plutôt que le frère disparu, expliquant l’attente longue qui a précédé ce moment. Il a précisé avoir attendu deux ans pour cet instant, lors de l’émission La Matinale de la RTS, ce vendredi.

    Son frère, otage du Hamas pendant deux ans, est désormais libre mais affaibli. Le Hamas serait à l’origine d’une faim imposée aux otages dans le but d’en faire des vitrines de la faim, et leur rétablissement physique et mental s’annonce long selon lui.

    Récits de détention et témoignages familiaux

    Paroles des proches

    Dans la presse israélienne, les témoignages des proches se multiplient, souvent bouleversants. La mère de Rom Braslavski affirme que son fils a été fouetté et battu avec des objets qu’elle préfère ne pas décrire.

    Le père d’Avinatan Or, interrogé par la radio publique israélienne, décrit une captivité marquée par une solitude absolue: Avinatan aurait été enfermé dans une cage d’environ 1,80 mètre de haut, dont la longueur correspondait à celle d’un matelas, et il serait resté menotté pendant plus d’un an.

    Conditions de détention décrites

    Plusieurs familles évoquent des détentions dans les tunnels de Gaza, sans lumière du jour et sans accès au monde extérieur, parfois menottés dans des cages pendant des mois. Ces récits décrivent une vie souterraine marquée par la faim, la peur et une perte de repères temporels.

    Situation actuelle et perspective

    Pour l’heure, aucun des ex-otages n’a encore témoigné publiquement dans les médias. Il faudra probablement attendre plusieurs semaines avant de pouvoir entendre de nouveaux récits.

    Reportage radio : Sharon Aronowicz. Adaptation web : ther.