Category: Monde

  • La justice annule deux inculpations visant des rivaux de Donald Trump

    La justice annule deux inculpations visant des rivaux de Donald Trump

    Annulation de deux poursuites visant des rivaux de Donald Trump

    La justice a invalidé la nomination de Lindsey Halligan, procureure choisie par Donald Trump pour conduire ces poursuites, et a prononcé l’abandon des poursuites dans les deux dossiers. Une audience précédente avait exprimé un scepticisme quant à la légalité de cette désignation, avec une décision attendue avant Thanksgiving.

    Changements procéduraux et délais

    La magistrate a toutefois laissé une porte ouverte à un nouveau acte d’accusation par le ministère de la Justice dans les deux affaires, précisant que le délai de prescription dans le dossier visant James Comey avait expiré à la fin du mois de septembre.

    Recours et arguments des parties

    James Comey et Letitia James ont déposé d’autres recours pour obtenir l’annulation des poursuites, avançant notamment que les procédures pourraient être motivées par une rancune personnelle du président. La justice n’a pas encore rendu de verdict sur ces arguments.

    Contexte et pression politique

    En septembre, Donald Trump avait publiquement fait pression sur Pam Bondi, la ministre de la Justice, s’étonnant sur Truth Social que James Comey et Letitia James n’aient pas été inculpés, ainsi qu’un sénateur démocrate. Le président avait ensuite remplacé le procureur du district de Virginie par Lindsey Halligan, une proche de la Maison Blanche.

    Autre développement judiciaire

    Par ailleurs, John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale, a été inculpé le 16 octobre pour des faits de divulgation et de rétention de documents relevant de la défense nationale.

  • Duduzile Zuma-Sambudla visée par une enquête sur le recrutement de mercenaires pour la Russie

    Duduzile Zuma-Sambudla visée par une enquête sur le recrutement de mercenaires pour la Russie

    Contexte et allégations

    La police sud-africaine a annoncé dimanche l’ouverture d’une enquête visant l’une des filles de l’ancien président Jacob Zuma, Duduzile Zuma-Sambudla, après des allégations émises par sa sœur selon lesquelles elle serait impliquée dans le recrutement de jeunes hommes pour combattre en Ukraine aux côtés de l’armée russe.

    Des accusations portées par la famille

    Ces accusations proviennent de sa sœur, qui a formulé une déclaration sous serment sollicitant une enquête officielle, selon le communiqué de la police.

    Personnes visées et faits attribués

    Duduzile Zuma-Sambudla et deux autres personnes seraient impliquées dans le recrutement de 17 Sud-Africains, selon des informations relayées par la présidence qui indiquait avoir reçu des appels de détresse de ces hommes bloqués dans la région ukrainienne du Donbass.

    Des mercenaires et le contexte

    La police précise que les hommes auraient été attirés en Russie sous de faux prétextes et remis à un groupe de mercenaires russes pour combattre sans leur consentement ni leur connaissance.

    Contexte international et cadre légal

    Dans ce conflit, des mercenaires originaires de plusieurs pays africains participent dans les deux camps depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.

    Aspect légal en Afrique du Sud

    Selon la loi sud-africaine, les citoyens ne peuvent pas rejoindre des armées étrangères sans autorisation officielle du gouvernement.

  • Du chemin vers une vie épanouie sans enfants : le récit de Katrin et Fabian

    Du chemin vers une vie épanouie sans enfants : le récit de Katrin et Fabian

    Parcours semé d’espoirs et de revers

    À 37 ans, Katrin cherche à concevoir naturellement. Lors de la première tentative, une grossesse survient rapidement, mais se termine par une fausse couche. Un an plus tard, elle est à nouveau enceinte, mais cette grossesse se termine elle aussi quelques semaines plus tard.

    Après cette deuxième fausse couche, sa gynécologue lui conseille de consulter une clinique de fertilité. Là-bas, un examen révèle un taux de prolactine trop élevé, ce qui peut empêcher l implantation des ovules dans l utérus. Des traitements permettent de faire baisser ce taux. S’ensuit une stimulation hormonale pour déclencher l ovulation et des rapports sexuels programmés. Malgré cela, Katrin ne tombe pas enceinte.

    La voie vers la FIV et ses contraintes

    La suite est l insémination, qui échoue également. Les expertes recommandent alors une fécondation in vitro, FIV. Pour ce traitement, Katrin doit s injecter des hormones chaque soir. Tous les deux ou trois jours, elle se rend à la clinique pour suivre le développement des follicules, leur nombre et leur taille. Les follicules sont prélevés, fécondés in vitro et un ovule fécondé est réimplanté. Deux semaines plus tard, les règles surviennent.

    Le couple souhaite prendre un peu de répit avant une nouvelle FIV, mais la pandémie de Covid transforme ce souhait en pause forcée de plusieurs mois, pendant laquelle aucune fécondation n est pratiquée.

    Un tournant personnel et le plan B

    Pour Katrin, cette pause représente une libération. Elle n a plus à tout décider et réalise qu elle n a pas de mauvaise conscience de prendre du temps. Elle en vient à penser qu une grossesse pourrait intervenir naturellement, comme lors des deux dernières.

    Le couple prend alors la décision d envisager un plan B, une vie à deux sans enfants. Katrin devient enceinte une troisième fois de manière inattendue, mais sept semaines plus tard les saignements surviennent et la grossesse se termine une fois de plus prématurément.

    Quelques semaines plus tard, Fabian, journaliste, reçoit une offre de poste de correspondant à Washington, ouvrant un nouveau départ et une nouvelle aventure.

    Un nouveau souffle outre-Atlantique et le soutien mutuel

    Aux États‑Unis, le couple se concentre sur cette nouvelle vie. Pour Katrin, les expériences des années passées continuent de peser et elle éprouve parfois un manque d accompagnement. Les histoires victorieuses qui promettent souvent une issue par FIV ne la rassurent pas entièrement. Elle décide d agir à son tour.

    Avec son amie Rahel, qui a choisi de ne pas avoir d enfants, elle lance le podcast intitulé Expectations, destiné à celles et ceux sans enfant, de manière planifiée ou non. Ce podcast lui permet d exprimer son vécu et de nouer des échanges avec d autres personnes concernées, la faisant se sentir comprise et moins isolée.

    Elle fonde également l organisation Kinderwunsch Peer-Support, une plateforme où des personnes ayant un désir d enfant non réalisé peuvent échanger avec un pair ayant vécu une expérience similaire.

    A présent, le couple savoure une vie à deux et se remet déjà en route vers les aventures qui les attendent. Après près de trois mois passés à parcourir les États‑Unis avec une tente pour toit, ils rentrent en Suisse et s imaginent déjà ce que leur réserve le chapitre suisse.

  • Chikungunya à Cuba : l’épidémie s’étend à quinze provinces dans un contexte économique difficile

    Chikungunya à Cuba : l’épidémie s’étend à quinze provinces dans un contexte économique difficile

    Propagation et chiffres clés

    Apparu en juillet dans une province de l’ouest de Cuba, le chikungunya s’est propagé ces dernières semaines à travers l’île, avec un nombre de cas en forte hausse et la présence de foyers de dengue et d’oropouche signalés dans plusieurs quartiers et provinces.

    Selon Francisco Duran, responsable de l’épidémiologie au ministère de la Santé, le chikungunya est aujourd’hui la principale arbovirose observée sur l’ensemble du territoire.

    Plus de 47 000 Cubains ont été diagnostiqués cette semaine, soit le double de la semaine précédente, ce qui témoigne de la complexité de la maladie, selon l’expert. Jeudi, 627 nouveaux cas ou cas suspects ont été signalés, mais ces chiffres ne reflètent pas la gravité réelle de l’épidémie, a-t-il averti, car ils ne prennent en compte que les personnes ayant consulté un médecin. La semaine précédente, il avait indiqué qu’environ 30 % des 9,7 millions de Cubains avaient déjà contracté le chikungunya ou la dengue au cours de cette épidémie.

    Impact social et économique

    Dans le quartier Jesus Maria, à La Havane, l’octogénaire Pilar Alcantara, âgée de 81 ans, vit seule et a été alitée ces derniers jours. « J’ai mal partout » et « je ne peux pas marcher », confie-t-elle, faisant partie des dernières personnes à avoir été contaminées dans son pâté de maison, où certains habitants, malades il y a un ou deux mois, se plaignent encore de douleurs articulaires typiques de la maladie.

    Eva Cristina Quiroga, 74 ans, déclare : « Ici, tout le monde a été contaminé », alors qu’elle attend l’entrée de son immeuble où des fumigations viennent d’être effectuées pour lutter contre les moustiques vecteurs.

    Cette épidémie frappe une île déjà affaiblie par une grave crise économique, marquée par des pénuries de médicaments et de nourriture, et une érosion des services publics qui complique les mesures de prévention.

    Défis logistiques et facteurs sanitaires

    Dans l’ouest, frappé il y a trois semaines par l’ouragan Melissa, la situation est d’autant plus difficile que l’ONU recense plus de 642 centres de santé endommagés. Le manque de carburant et les coupures d’électricité entravent notamment les actions de prévention, comme la fumigation.

    Le chikungunya est arrivé à Cuba pour la première fois en 2014, dans le cadre d’une épidémie régionale qui avait touché le Brésil, la Colombie, Haïti et la République dominicaine. Cette fois, l’épidémie est décrite comme incontrôlable, en partie à cause d’un manque d’hygiène, de déchets accumulés et d’eau stagnante stockée dans des citernes sur les habitations, une situation qui a touché jusqu’à trois millions de Cubains selon les autorités.

    Jeudi, vingt malades du chikungunya se trouvaient dans un état critique, selon le ministère de la Santé. À ce jour, aucun décès n’a été officiellement rapporté. Cette épidémie poursuit d’accroître les tensions sur l’économie cubaine, déjà soumise à une vague d’émigration et à des niveaux de productivité faibles.

  • Jair Bolsonaro demande de purger sa peine à domicile pour raisons de santé, selon ses avocats

    Jair Bolsonaro demande de purger sa peine à domicile pour raisons de santé, selon ses avocats

    Contexte et demande de purger à domicile

    La défense de l’ancien président brésilien Jair Bolsonaro a saisi la justice vendredi pour obtenir l’autorisation de purger sa peine de 27 ans de prison à son domicile, invoquant des problèmes de santé.

    Âgé de 70 ans, Bolsonaro est assigné à résidence depuis août et demeure sous la menace d’une incarcération imminente. Selon la requête déposée auprès de la Cour suprême, une incarcération en milieu pénitentiaire aurait de graves conséquences et représenterait un risque pour sa vie. Pour ses avocats, autoriser une purge à domicile serait une mesure d’humanité et de proportionnalité.

    Éléments du dossier et contexte judiciaire

    L’ancien chef de l’État a été déclaré coupable en septembre d’avoir présidé une organisation criminelle ayant conspiré pour maintenir son pouvoir après la victoire de Lula da Silva lors du scrutin d’octobre 2022. Le Parquet estimait que ce complot prévoyait l’assassinat de Lula et d’un juge de la Cour suprême, Alexandre de Moraes.

    La Cour suprême a formellement rejeté, à la mi-novembre, l’appel interjeté par Bolsonaro contre sa condamnation. Ses avocats peuvent toutefois déposer des recours supplémentaires jusqu’au début de la semaine prochaine et ont indiqué qu’ils déposeraient les recours appropriés.

    Selon les éléments du dossier, le plan aurait échoué faute de soutien suffisant au sein de hauts responsables militaires.

    Outre le volet judiciaire, Bolsonaro souffre de séquelles liées à une agression par couteau à l’abdomen en 2018 et a reçu un diagnostic de cancer de la peau en septembre. Ces éléments de santé sont avancés par la défense comme éléments déterminants dans la demande de garde à domicile.

  • Novartis étend sa production en Caroline du Nord et tour d’horizon des grandes actualités économiques

    Novartis étend sa production en Caroline du Nord et tour d’horizon des grandes actualités économiques

    Expansion industrielle et investissements américains

    Le groupe pharmaceutique suisse Novartis a annoncé son intention d’étendre ses capacités de fabrication en Caroline du Nord, prévoyant la création de 700 emplois d’ici fin 2030. Le projet prévoit l’extension d’une installation à Durham et l’ouverture d’un nouveau site à Morrisville, dans le cadre d’un programme d’investissements américains évalué à 23 milliards de dollars sur cinq ans pour accroître les capacités de production et la fabrication de médicaments destinés au marché américain. Le centre élargi s’étendra sur plus de 65 000 mètres carrés et, selon le groupe, l’ouverture est programmée pour 2027-2028. Le gouverneur de l’État, Josh Stein, a souligné l’impact positif attendu sur l’économie locale et l’accès continu à des traitements fabriqués sur le sol américain.

    Redressement judiciaire et évolution du secteur retail

    La marque Mulliez Alinea, filant 1200 salariés, a été placée jeudi en redressement judiciaire par le Tribunal des activités économiques de Marseille. La période d’observation est fixée à six mois. En 2024, l’entreprise a enregistré un résultat net négatif de 47 millions d’euros sur un chiffre d’affaires de 162 millions d’euros et compte 36 magasins. Selon les prévisions publiées en 2023, le groupe espérait atteindre la rentabilité en 2024 après un plan visant la transformation d’une vingtaine de magasins Zodio en enseignes Alinea. Fondée en 1989 à Avignon, Alinea avait déjà connu un redressement en 2020, avant d’être reprise par ses actionnaires grâce à une ordonnance gouvernementale liée à la crise sanitaire, perdant au passage 17 magasins sur 26 et près de 1000 salariés sur 1800.

    Autres actualités économiques et industrielles

    Industrie automobile et coopérations

    Au Brésil, Renault Group a annoncé un investissement d’environ 616 millions d’euros dans son complexe industriel du sud du pays, près de Curitiba, dans le cadre d’un accord de coopération renforcée avec Geely. L’Union européenne a autorisé le rachat d’Iveco Group par Tata Motors, sous condition de cession de la division défense à Leonardo pour 1,7 milliard d’euros, afin de former un acteur mondial des véhicules utilitaires.

    Marchés et technologies

    La Bourse de New York a clôturé en baisse, les investisseurs restant mesurés face à des niveaux de valorisation élevés des grandes valeurs technologiques et à l’imminence des résultats de Nvidia. Le Dow Jones a chuté de 1,18 %, le Nasdaq de 0,84 % et le S&P 500 de 0,91 %.

    Sur le devant des cryptomonnaies, le bitcoin a brièvement glissé sous son prix de début d’année, effaçant les gains enregistrés en 2025, tandis que le dollar progressait modestement. Nvidia, acteur clé du secteur des puces, doit publier ses résultats cette semaine.

    Autre actualité: Dar Global a annoncé un nouveau partenariat avec la Trump Organization en vue de construire un hôtel de luxe Trump International aux Maldives, avec des possibilités de financement via des jetons numériques, dans le cadre de projets déjà annoncés dans d’autres régions. Emirates a passé une commande ferme de 65 Boeing 777X pour une valeur estimée à 38 milliards de dollars, renforçant sa flotte malgré les retards de livraisons, et demeure l’un des plus importants clients de Boeing.

    Régulation, concurrence et régimes fiscaux

    La Commission européenne a donné son feu vert au rachat d’Iveco Group par Tata Motors, sous la condition de céder la division défense à Leonardo pour 1,7 milliard d’euros. TotalEnergies Marketing France, Rubis et EG Retail ont été sanctionnés à hauteur de 187,5 millions d’euros pour une entente présumée dans la distribution de carburants en Corse, qui pourrait avoir évincé des concurrents non actionnaires et fait progresser les coûts pour le consommateur.

    Coopération climatique et finances publiques

    À l’agenda des discussions COP30, une coalition de pays envisage d’imposer une taxe sur les classes affaires et les jets privés afin de financer l’action climatique et le développement. Nigeria et Brésil ont rejoint le groupe, ce dernier en tant qu’observateur avec les Fidji et le Vanuatu. L’Allemagne a annoncé une révision de l’approche sur la taxe aérienne afin de dynamiser le secteur du transport aérien.

    Conjoncture internationale et évolutions Chine–États‑Unis

    Sur le plan commercial, la Chine a suspendu certaines redevances sur des métaux rares et a levé partiellement des restrictions d’exportation vers les États‑Unis dans un contexte de tensions commerciales en évolution. Alibaba a fermement contesté des informations du Financial Times évoquant un transfert de données sensibles à l’armée chinoise, les qualifiant de fausses et d’attaque de relations publiques. De son côté, les États‑Unis ont publié un décret visant à supprimer certains droits de douane sur des produits agricoles tels que le café, le thé, les bananes et certaines pièces de bœuf, dans le but de soutenir le pouvoir d’achat des consommateurs. Le coût de la vie demeure une thématique centrale dans le débat politique américain.

    Sur le volet technologique et IA, Microsoft projette d’investir 10 milliards de dollars dans un méga-centre de données au Portugal, en collaboration avec Nscale et Start Campus, afin d’y déployer 12 600 puces Nvidia. Google, pour sa part, annonce un plan d’investissement en Allemagne de 5,5 milliards d’euros d’ici 2029, destiné à renforcer les infrastructures d’IA et les capacités cloud. Dans le domaine culturel et juridique, la justice allemande a reconnu des atteintes aux droits d’auteur dans des textes de chansons utilisés par des systèmes de traitement du langage naturel, OpenAI faisant l’objet d’un jugement visant les droits d’exploitation des œuvres musicales.

  • Maduro chante Imagine pour appeler à la paix dans un contexte de tensions USA‑Venezuela

    Maduro chante Imagine pour appeler à la paix dans un contexte de tensions USA‑Venezuela

    Contexte et déploiement américain

    Le président vénézuélien Nicolas Maduro a fredonné la chanson Imagine de John Lennon à l’issue d’un meeting, décrivant ce moment comme une source d’inspiration et un hymne à la paix en pleine crise avec les États‑Unis.

    Les États‑Unis ont déployé des moyens militaires dans les Caraïbes et le Pacifique, avec le porte‑avions Gerald Ford et six autres navires, des avions de chasse et des milliers de soldats. Washington affirme que cette présence vise à lutter contre le trafic de drogue, tout en entretenant des signaux de pression et des spéculations sur une escalade possible.

    Réactions et analyses

    Nicolas Maduro soutient que Washington cherche à s’emparer du pouvoir et à contrôler les ressources pétrolières vénézuéliennes, décrivant ces réserves comme parmi les plus importantes au monde. De son côté, le président américain Donald Trump a évoqué des négociations possibles tout en maintenant que l’option militaire demeure sur la table, sans déclaration officielle sur un changement de régime.

    Le secrétaire d’État adjoint Marco Rubio a annoncé son intention de déclarer le Cartel des Soleils organisation terroriste, ce qui offrirait un cadre légal à une intervention éventuelle. Des analystes estiment toutefois que cette démarche agit comme mécanisme de pression plutôt que comme préparation d’une action militaire immédiate.

    Des voix analystes et des responsables évoquent la possibilité d’un départ négocié de Maduro ou d’un accord qui laisserait Maduro en place sous certaines conditions, notamment en échange de concessions pétrolières ou minières. D’autres estiment que Washington pourrait privilégier des concessions en échange de la stabilité du régime.

    Le déploiement américain n’a pas, à ce stade, perturbé les livraisons de pétrole de Chevron vers les États‑Unis ni les expulsions d’immigrants vénézuéliens vers Caracas. Il est toutefois rapporté que 83 personnes auraient été tuées lors d’une vingtaine de raids contre des supposées narco‑embarcations en provenance du Venezuela et de Colombie, selon certaines sources.

    Éléments rhétoriques et tonalité de Maduro

    Maduro module son message, alternant appels à la résistance, références à Simon Bolivar et messages appelant à la paix, en espagnol puis en anglais. Samedi, il a interprété Imagine; lundi, il a commencé son émission par Give Peace a Chance.

  • Trump menace ABC News et questions sur les liens de sa famille avec l’Arabie saoudite et le dossier Khashoggi

    Trump menace ABC News et questions sur les liens de sa famille avec l’Arabie saoudite et le dossier Khashoggi

    Trump menace ABC News et questions sur les liens de sa famille avec l’Arabie saoudite

    Donald Trump a brièvement menacé mardi d’interdire la diffusion d’ABC News, après des questions d’une journaliste sur les activités commerciales de sa famille en Arabie saoudite et sur le dossier Epstein.

    Lors d’un échange au Bureau ovale, Mary Bruce a interrogé le président et le prince héritier Mohammed ben Salmane sur l’opportunité de ces affaires pendant sa présidence et sur l’éventuel conflit d’intérêts.

    Les services de renseignement américains avaient déjà pointé la responsabilité du prince héritier dans l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en 2018, rappelant le contexte lors de l’échange.

    Par ailleurs, Dar Global, un promoteur saoudien, a annoncé lundi un nouveau partenariat avec la Trump Organization aux Maldives. Le conglomérat est dirigé depuis 2016 par Donald Trump Jr. et Eric Trump, tandis que Donald Trump demeure actionnaire par le biais d’un trust.

    La journaliste a ensuite soulevé le dossier Epstein, ce qui a conduit Trump à déchauffer l’échange. Il a qualifié l’attitude de l’intervieweuse d’« inappropriée » et a, à plusieurs reprises, nié tout conflit d’intérêts, affirmant qu’il n’avait rien à voir avec les affaires de sa famille et qu’il s’en était détaché.

    Sur le volet Khashoggi, il a défendu son invité en indiquant que Mohammed ben Salmane n’était pas au courant de tout et a demandé à cesser ce type de questions qui pourraient mettre l’invité dans l’embarras.

    La journaliste d’ABC News n’a toutefois pas été stoppée dans son questionnement et est revenue à la charge sur Epstein, provoquant une nouvelle réplique virulente de Trump qui a évoqué la manière dont ABC relaie l’information.

    Dans la foulée, il a évoqué la possibilité que la licence de diffusion d’ABC soit retirée, dénonçant des informations qu’il juge fausses et erronées, et a demandé au président de la FCC d’examiner le dossier, exprimant son souhait de ne plus voir de questions de cette journaliste.

    Contexte et partenariats internationaux

    Par ailleurs, le nouveau partenariat annoncé entre Dar Global et la Trump Organization aux Maldives est mentionné comme un élément distinct du débat public, illustrant les liens entre les activités économiques internationales de la famille Trump et les acteurs saoudiens.

  • La Suisse en tête des dépenses de santé par habitant en Europe selon Eurostat 2023

    La Suisse en tête des dépenses de santé par habitant en Europe selon Eurostat 2023

    La Suisse en tête des dépenses de santé par habitant en Europe selon Eurostat 2023

    Selon Eurostat, les chiffres ajustés à la parité du pouvoir d’achat (PPA) placent la Suisse en tête des dépenses de santé par habitant en Europe en 2023. Ces indicateurs tiennent compte des écarts de coût de la vie entre les pays.

    Comparaison des dépenses de santé par pays (PPA)

    • Suisse: environ 10 035 francs
    • Liechtenstein: environ 9 746 francs
    • Luxembourg: environ 6 356 francs
    • Allemagne: environ 5 446 francs
    • France: environ 4 023 francs
    • Italie: environ 2 847 francs

    Selon les données, Liechtenstein et Luxembourg se classent derrière la Suisse, qui dépense environ 10 035 francs par habitant pour la santé.

    Part du PIB consacrée à la santé

    En 2023, la dépense de la santé représente 11,7 % du PIB en Suisse et en Allemagne. La France affiche 11,5 % et l’Autriche 11,2 %. En moyenne, l’Union européenne dépense environ 10 % du PIB dans la santé.

    Eurostat note une progression des coûts de la santé sur la décennie : 46 % dans l’UE contre 65 % en Suisse. Plusieurs États membres ont enregistré des hausses supérieures à 100 %, la Roumanie affichant une progression de 145 %.

    À lire et contexte complémentaire

    Relire : Le secteur de la santé veut économiser 300 millions de francs par an.

    Temps présent – Santé, 3 remèdes pour baisser les primes maladie (11 septembre 2025).

  • Visite à Washington : enjeux de normalisation et de sécurité entre l’Arabie saoudite et les États-Unis

    Visite à Washington : enjeux de normalisation et de sécurité entre l’Arabie saoudite et les États-Unis

    Une visite axée sur la normalisation et la sécurité

    Le prince héritier Mohammed ben Salmane s’envole vers les États-Unis dans le cadre d’une visite officielle destinée à renforcer les liens entre les deux pays, selon le palais royal.

    Il est prévu que le président américain Donald Trump et le dirigeant saoudien se rencontrent pour examiner les relations bilatérales et les moyens de les approfondir dans divers domaines, et pour discuter de sujets d’intérêt commun, selon l’agence SPA qui cite le palais.

    Une relation bilatérale particulière

    Invité lundi dans Tout un monde, David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut d’Analyse Stratégique et associé à l’Institut européen pour les Études sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, affirme que Donald Trump et Mohammed ben Salmane entretiennent une relation privilégiée.

    Le président américain compte beaucoup sur Ryad pour, à terme, intégrer la dynamique des accords d’Abraham visant à normaliser les relations entre Israël et plusieurs pays arabes. Toutefois, selon le chercheur, la signature d’un tel cadre paraît difficile dans l’état actuel des choses, et la question de Gaza demeure non résolue; les avancées se produisent néanmoins de façon discrète.

    Un accord de défense à l’agenda

    Un autre volet figure à l’ordre du jour : un accord de défense entre Washington et Ryad. Mohammed ben Salmane serait demandeur d’un accord militaire, souligne Rigoulet-Roze, ce qui s’inscrit dans une volonté de renforcer la sécurité du royaume face aux menaces régionales et dans le cadre de l’effort américain visant à consolider une éventuelle normalisation avec Israël.

    L’épisode des bombardements des infrastructures pétrolières en septembre 2019 est évoqué comme un électrochoc pour l’Arabie saoudite. Officiellement attribuée aux Houthis, l’attaque serait selon le chercheur liée à des acteurs pro-iraniens. À l’époque, le prince héritier avait sollicité une riposte américaine en vertu du pacte du Quincy, afin de garantir la sécurité du royaume. Aujourd’hui, il chercherait à renforcer cette garantie face aux risques régionaux.

    Retour sur le passé et répercussions diplomatiques

    La dernière visite de Mohammed ben Salmane à la Maison Blanche remonte au 20 mars 2018, quelques mois avant l’assassinat de l’éditorialiste Jamal Khashoggi. David Rigoulet-Roze rappelle que Donald Trump a contribué à redorer l’image de Ryad pour des raisons géopolitiques et économiques.

    Ce déplacement marque ainsi un retour remarqué sur la scène internationale pour le prince héritier, selon l’expert. Par le passé, Ryad avait accueilli le président américain lors d’une visite officielle qui avait été accompagnée de promesses d’investissement estimées à 600 milliards de dollars pour les États-Unis, renforçant l’alliance stratégique entre les deux pays.