Category: Lifestyle

  • Stress : détendez-vous rapidement grâce à l’acupression du lobe de l’oreille

    Stress : détendez-vous rapidement grâce à l’acupression du lobe de l’oreille

    Origine et cadre de la pratique

    Plusieurs voies existent pour retrouver le calme en période de stress. Si certaines personnes s’apaisent grâce à l’aromathérapie à base de lavande ou à une musique relaxante, d’autres privilégient une activité physique ou des échanges avec des proches. En cas d’entretien d’embauche imminent ou de nervosité dans le train, une astuce simple peut aider à reprendre le contrôle: tirer légèrement sur le lobe de l’oreille.

    Cette technique s’appuie sur l’acupression, une composante de la médecine traditionnelle chinoise qui consiste à exercer une pression sur des points du corps pour stimuler les forces d’auto-guérison et lever les blocages énergétiques. En plus du stress, elle est présentée comme pouvant agir sur le sommeil, la digestion et certaines douleurs. Malgré ses origines anciennes, elle connaît un regain d’intérêt sur TikTok.

    Raisons et témoignages

    Selon Erica Schwartzberg, psychothérapeute américaine, tirer le lobe de l’oreille ne se limite pas à un effet placebo: c’est une manière directe d’interagir avec le système nerveux, en lien avec la stimulation du nerf vague et du système parasympathique, ce qui peut contribuer au calme et à une respiration plus détendue.

    Gayane Aramyan, thérapeute basée à Los Angeles, précise que le pavillon de l’oreille est riche en terminaisons nerveuses et que la stimulation peut envoyer des signaux apaisants au cerveau. Elle recommande d’essayer la technique pour des troubles de l’endormissement, la nervosité liée aux trajets quotidiens ou d’autres causes de tension.

    La pratique a aussi gagné en visibilité sur TikTok, notamment après la diffusion d’une vidéo montrant la technique par une utilisatrice nommée Teresa.

    Mode d’emploi rapide

    Pour détendre discrètement, massez le lobe de l’oreille pendant 30 à 60 secondes et ajustez la pression selon ce qui vous convient. Certains privilégient une pression légère ou modérée, d’autres trouvent utile de tirer légèrement sur l’oreille. Certains témoignages évoquent également qu’un massage couvrant l’ensemble de l’oreille, y compris le pavillon supérieur, pourrait être plus efficace pour certaines personnes. L’effet est censé être immédiat et, si nécessaire, vous pouvez répéter sur l’autre oreille.

  • Coulée de boue à Gondo (Valais) en octobre 2000 : récit, secours et reconstruction

    Coulée de boue à Gondo (Valais) en octobre 2000 : récit, secours et reconstruction

    Contexte météorologique et risques dans le Simplon

    Entre le 11 et le 15 octobre 2000, près de 800 millimètres de pluie s’abattent sur la région du Simplon. Les torrents sont en crue, les sols restent saturés d’eau et les autorités enregistrent une vigilance maximale dans le Haut‑Valais.

    Le drame à Gondo et le mur de protection

    À Gondo, environ 10 000 mètres cubes de sédiments s’accumulent derrière un mur en béton armé. Cette protection, d’environ 15 mètres de long et 6 mètres de haut, visait à préserver la route nationale des chutes de rochers provenant de la falaise qui surplombe le village.

    Mais la pression exercée par la masse boueuse augmente progressivement. Le 14 octobre, trois blocs rocheux de 600 mètres cubes chacun se détachent. Le premier s’immobilise en amont du village, le second s’écrase sur la tour Stockalper, et le troisième dévale la pente à plus de 60 km/h. Quelques heures plus tard, le téléjournal de la TSR diffuse les premières images de la catastrophe.

    Images et retombées immédiates

    Les secours rencontrent des conditions météorologiques difficiles: la route du Simplon est coupée, aucun train ne circule et les hélicoptères restent au sol.

    Les secours et l’évacuation

    A pied, guides, pompiers, chiens et médecins parviennent à rejoindre Gondo peu après midi. Sur les 161 habitants, une centaine était présente au moment du drame. Environ quarante personnes réfugiées dans les abris de protection civile se retrouvent bloquées par un amas de terre et sont évacuées en début d’après-midi.

    Bilan et témoignages

    Dans les jours qui suivent, les pelleteuses s’activent et plus d’une centaine de sauveteurs tentent de retrouver les corps des disparus. Onze corps sont dégagés et deux habitants ne seront jamais retrouvés.

    Reconstruction et mémoire

    Une semaine plus tard, les habitants sont autorisés à revenir brièvement pour récupérer quelques affaires, mais pour certains il ne reste rien de leur domicile.

    La solidarité nationale se manifeste rapidement: la Chaîne du Bonheur récolte plus de 14 millions de francs pour la reconstruction du village. Sixteen mois après la catastrophe, les travaux de sécurisation démarrent. Le mur de protection cédé est remplacé par une digue en terre armée et par une rigole destinée à canaliser les eaux lors de fortes pluies. Des filets de protection sont installés ou renforcés pour limiter les risques liés à la falaise qui surplombe le village.

    Héritage et mémoire

    Un quart de siècle après l’événement, Gondo a perdu une partie significative de sa population. Ceux qui restent apprennent à vivre avec le risque lié à la montagne, et les drames dans la région, comme celui de Blatten, ravivent les souvenirs.