Des organisations prêtes à intensifier l’aide à Gaza, mais des obstacles logistiques persistent
Des porte-paroles du Programme alimentaire mondial (PAM), de Médecins sans frontières (MSF) et du Norwegian Refugee Council (NRC) indiquent que les acteurs humanitaires se disent prêts à étendre massivement leurs interventions à Gaza et à accélérer leurs opérations.
Le Bureau des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a annoncé avoir obtenu le feu vert dIsraël pour lacheminement d environ 170 000 tonnes daide et disposer dun cadre de réponse couvrant les 60 premiers jours de la trêve.
Plusieurs sources humanitaires restent optimistes quant à la mise en œuvre du plan évoqué dans le cadre de laccord, tout en sinterrogeant sur les modalités dapplication, auxquelles Israël n aurait pas encore fourni dinformations officielles.
Urgence des besoins essentiels et contraintes logistiques
Selon Jacob Granger de MSF, lurgence porte sur les besoins élémentaires à Gaza: matériel médical, médicaments, nourriture, eau, carburant et abris pour près de deux millions de personnes qui pourraient affronter l’hiver sans toit.
Après deux ans de conflit, les infrastructures, notamment le réseau de distribution deau, ont été largement détruites dans la bande de Gaza. LONU a relevé une insuffisance de lentrée daide pendant des mois, malgré un assouplissement récent du blocus humanitaire imposé par Israël.
Espoirs des habitants et réactions au cessez-le-feu
Dès lannonce dun cessez-le-feu, des Gazaouis se sont déclarés rassurés par larrivée prochaine de denrées prévues par laccord. Marwan al-Madhoun, déplacé dans le centre du territoire, a exprimé son espoir de voir arriver de la viande et du poulet et a souligné que lenvol des passages pourrait être facilité après deux ans ден privations.
Gestion de laccès et incertitudes sur les distributions
Des responsables dONG expliquent que laccès reste lun des défis majeurs. Ils insistent sur la nécessité de camions capables de faire des allers-retours jusquaux plateformes sans subir de contraintes de la part des autorités israéliennes.
Antoine Renard, directeur du PAM dans les Territoires palestiniens, rappelle que le plan de Donald Trump envisagerait un retour au système en vigueur lors du précédent cessez-le-feu, mais que les conditions sur le terrain ont évolué en raison des importants déplacements de population depuis lors.
Deux autres travailleurs humanitaires expriment également leurs inquiétudes face à de potentielles restrictions imposées par les autorités israéliennes sur les distributions, notamment celles menées par la Fondation humanitaire de Gaza.
Des éléments connexes évoquent aussi les déplacements de population et les retours envisagés vers le nord de Gaza, dans le cadre des actualités associées.
